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    VIH et sida : kézako ?

    • Dossier

    Dans l’imaginaire collectif, le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et le sida sont souvent confondus. Pourtant, ce sont bien deux choses différentes. Cet almalgame , souvent fait par raccourci ou par ignorance, sur une pathologie qui charrie déjà beaucoup d’idées reçues. Et ces craintes se font souvent au détriment des personnes qui vivent avec le VIH (et pas le sida !). Alors, une fois pour toute, faisons le point !

    Le virus de l’immunodéficience humaine ou VIH

    Le VIH est le virus responsable du sida, le stade ultime de la maladie en absence de traitement pour contrer le virus. Le VIH (HIV en anglais) se transmet par voie sexuelle, sanguine et de la mère à l’enfant. Il s’attaque aux cellules du système immunitaire (lymphocytes T4 ou CD4) et les détruit progressivement.

    Dans le cas où la séropositivité n’est pas dépistée/ diagnostiquée, le VIH évolue progressivement en quatre grandes phases (source guide vie positive réédité 2015):

    1. La primo-infection : c’est l’invasion progressive de l’organisme par le VIH jusqu’à la colonisation complète du corps (notamment dans le tube digestif, les ganglions, la rate et le thymus). Lentement, une réponse immunitaire destinée à combattre le virus se met en place dans l'organisme, qui entraînera la diminution de la charge virale après le pic de réplication intense initial des premières semaines et mois. La charge virale est extrêmement forte, d’où un risque très élevé de transmission. Les anticorps apparaissent entre 2 et 3 semaines..  Ces éléments constituent le passage d'un statut séronégatif-ve à séropositif-ve, ou séroconversion. La primo-infection peut s’accompagner de symptômes divers, comme un syndrome pseudo-grippal, ou pas.
    2. La phase asymptomatique : c’est la période, entre deux et cinq ans, pendant laquelle il n’y a pas forcément beaucoup de symptômes ressentis. Le virus désorganise, attaque et use le système immunitaire. Les CD4 (cellules du système immunitaire) baissent lentement.
    3. La phase d’accélération : l’augmentation de la réplication virale, due à l’épuisement du contrôle immunitaire, provoque une chute plus rapide des CD4.
    4. La phase sida : les défenses immunitaires se sont suffisamment effondrées pour laisser se développer les maladies opportunistes (maladies qui surviennent lorsque le système immunitaire a quasiment disparu). Sans traitement, l’évolution est rapidement mortelle. En France, le stade sida est défini médicalement par la survenue d’une maladie opportuniste chez la personne. Aujourd'hui, la "phase sida" n'est plus ni définitive ni inéluctable grâce à l'accès et la mise sous traitements antiretroviraux (ARV) efficaces. (voir traitements)

    Le sida

    Le sida est une maladie grave causé par le  VIH. Sida, cela veut dire :

    • Syndrome (ensemble de signes qui caractérisent une maladie),
    • Immuno Déficience (les défenses de l’organisme sont affaiblies),
    • Acquise (rencontrée au cours de la vie).

    Le sida est la phase terminale de l’histoire naturelle de la maladie, lorsque les conséquences du VIH (destruction des cellules des défenses immunitaires T4) arrivent à un point où le corps ne peut plus se défendre contre d’autres maladies, dites opportunistes. C’est uniquement lorsqu’une personne séropositive au VIH développe une de ces maladies caractéristiques qu’on peut dire qu’elle est atteinte du sida.

    Sans traitement antirétroviral efficace, une personne au stade sida devient très vulnérable et finit malheureusement par en mourir. Le sida « tue » car il laisse la place à d’autres pathologies qui vont attaquer les fonctions vitales du corps humain sans que ce dernier ne puisse réagir. Même si les risques de décès à ce stade sont importants, la mise en route d’un traitement peut permettre de « sortir » d’une phase sida.

    Récapitulons !

    Synthèse, ce qu'il faut savoir !

    Une personne qui a été infectée par le VIH est séropositive à ce virus, en opposition à celles et ceux qui n’ont pas été contaminés-ées, dits séronégatifs-ves. Le VIH ne se guérit pas (encore). Grâce aux traitements récents, les personnes vivent avec le virus et restent en bonne santé. Les personnes « n’ont pas le sida » ou ne sont pas « sidéennes » ou « sidaïques », comme on peut parfois l'entendre. 

    L’infection par le VIH peut rester invisible. Dès la contamination, les personnes séropositives peuvent transmettre le virus, sans pour autant présenter de symptômes. Le VIH ne se voit pas sur le visage de quelqu’un, il peut toucher n’importe qui, peu importe l’état de santé au préalable. Même si en France, le VIH se concentre dans des populations dites très exposées, un rapport non protégé par un des outils de prévention, que le rapport  soit hétéro ou homosexuel-le, peut suffire à une contamination. Le seul moyen de connaître son statut, c’est grâce à un dépistage sanguin, par un test rapide (TROD) ou une prise de sang en laboratoire.

    Le VIH est une maladie transmissible, pas contagieuse. Contrairement à des clichés encore très ancrés, il n’y a AUCUN risque à boire dans le verre, utiliser la serviette de toilette, faire la bise, ou utiliser les couverts d’une personne séropositive. Tout comme le virus ne se transmet pas par les moustiques ou la transpiration. 

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    Que l'on soit séropositif-ve ou séronégatif-ve, pour tout savoir sur le VIH et les hépatites, "Vie Positive" est le guide indispensable ! N'hésitez pas, téléchargez-le.

    IMPORTANT

    Le VIH ne se guérit pas

    Grâce aux traitements récents, les personnes vivent avec le virus et restent en bonne santé.