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    #AlerteMedicaments : merci de vous soigner ultérieurement.

    • Campagne

    Aujourd’hui, l’accĂšs universel aux mĂ©dicaments est menacĂ©. Et ça nous concerne tous-tes.

    C’est notre santĂ©, celle de nos proches, de l’ensemble de la population, et notre systĂšme de santĂ© solidaire qui sont en jeu.

    En tant qu’association de personnes qui se sont battues pour l’accĂšs pour tous-tes aux traitements contre le sida, AIDES lance l’alerte et milite pour que l’accĂšs aux mĂ©dicaments ne devienne pas un luxe rĂ©servĂ© Ă  certains-es.

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    Le flyer

    Des médicaments c'est bien. Y avoir accÚs c'est mieux!

    L’accĂšs aux mĂ©dicaments pour tous-tes est en danger, sans que nous nous en rendions forcĂ©ment compte. Pourtant, les consĂ©quences sont bien visibles et trĂšs prĂ©occupantes :

    alerte medicaments🚹 DĂ©jĂ  1 Français-e sur 4 a souffert d’une pĂ©nurie de mĂ©dicaments, avec des rĂ©percussions souvent graves sur leur santĂ© : augmentation des symptĂŽmes, erreurs dans la prise de mĂ©dicament de substitution, hospitalisation.

    Une pĂ©nurie de grande ampleur de vaccins contre l’hĂ©patite B en 2017, puis Ă  nouveau fin 2018, avait donnĂ© lieu Ă  un rationnement des personnes pouvant en bĂ©nĂ©ficier, avec des consĂ©quences sur la santĂ© individuelle et publique, du fait du caractĂšre transmissible du virus.

    🚹 Des nouveaux mĂ©dicaments toujours plus chers, alors que ni les investissements en recherche et dĂ©veloppement, ni les coĂ»ts de production ne justifient de tels prix.

    41 000€ la cure contre l’hĂ©patite C Ă  sa sortie en 2014 pour un coĂ»t de production estimĂ© Ă  62€. Plus de 300 000€ annoncĂ©s pour des nouvelles thĂ©rapies contre le cancer.

    🚹 Des prix d’autant plus indĂ©cents qu’ils sont consentis par l’Etat au dĂ©triment :

    - d’autres besoins en santĂ©, notamment matĂ©riels et humains dans les hĂŽpitaux et dĂ©serts mĂ©dicaux

    - de la pĂ©rennitĂ© de l’Assurance maladie, financĂ©e par la collectivitĂ©, qui peine Ă  rembourser sereinement des mĂ©dicaments aussi chers.

    Le danger : Ă  force de mettre sous tension notre systĂšme de santĂ© solidaire, il va finir par craquer !

    Des traitements efficaces mais indisponibles sur le marchĂ©, faute d’accord entre l’Etat et l’industrie pharmaceutique, notamment sur le prix.

    Imaginons une cure ou un vaccin contre le VIH/sida qui ne seraient pas accessibles faute d’accord sur un prix abordable !

    Cette situation menace les personnes vivant avec le VIH et/ou une hĂ©patite.

    Un systÚme complexe et TRÈS opaque

    Sur le marchĂ© des mĂ©dicaments rĂšgnent des monopoles injustifiĂ©s, le secret des affaires, des prix Ă©levĂ©s et variables sans justification, des outils de rĂ©gulation que l’Etat n’utilise pas. 

    L’accĂšs aux mĂ©dicaments se retrouve soumis Ă  un rapport de forces dĂ©sĂ©quilibrĂ©, entre :

    altermedicamentsđŸ’Ș Des entreprises pharmaceutiques dominantes grĂące Ă  :

    - Des stratégies abusives pour maximiser leurs profits, y compris à travers des monopoles obtenus ou prolongés sans justification, une vraie dérive du systÚme des brevets comme on a pu le voir avec l'exemple du Truvada en Prep.

    - Des rĂ©glementations europĂ©ennes pro-firmes pharmaceutiques : le certificat complĂ©mentaire de protection qui autorise une extension de la durĂ©e des brevets ; l’exclusivitĂ© des donnĂ©es sur les rĂ©sultats des essais cliniques qui permet de retarder voire dissuader la concurrence de gĂ©nĂ©riques ; le secret des affaires.

    😰 L’Etat qui ne fait pas son possible pour protĂ©ger les intĂ©rĂȘts des personnes malades et encadrer l’industrie pharmaceutique, bien que des outils existent pour le faire : la licence d’office permet Ă  l’Etat de lever le brevet d’un mĂ©dicament pour des raisons de santĂ© publique et donc ouvre la voie Ă  la fabrication de gĂ©nĂ©riques moins chers ; la fixation unilatĂ©rale des prix peut ĂȘtre imposĂ©e en cas d’échec des nĂ©gociations avec le laboratoire ; la collaboration entre Etats.

    PlutĂŽt que de mutualiser les forces et favoriser des nĂ©gociations avisĂ©es, l’Etat français, comme la majoritĂ© des Etats europĂ©ens, prĂ©fĂšre nĂ©gocier en bilatĂ©ral avec l’industrie en se persuadant de nĂ©gocier mieux que son voisin. Ainsi quand la France se targuait d’avoir nĂ©gociĂ© un « bon » prix (41 000€) pour le Sovaldi contre l’hĂ©patite C Ă  sa sortie en 2014, l’Espagne avait rĂ©ussi Ă  le nĂ©gocier Ă  25 000€. L’industrie pharmaceutique est donc grandement favorisĂ©e dans les nĂ©gociations puisqu’elle est la seule Ă  avoir une vision d’ensemble du coĂ»t rĂ©el des mĂ©dicaments et des prix payĂ©s par les diffĂ©rents Etats.

    😡 Les patients-es et citoyens-nes, grands-es absents-es des nĂ©gociations et dĂ©cisions. Aucune transparence sur les nĂ©gociations des prix ni sur les montants rĂ©els investis dans la recherche et dĂ©veloppement (R&D), pourtant utilisĂ©s par les entreprises pharmaceutiques pour justifier des prix inaccessibles, alors mĂȘme qu’une partie de cette recherche est rĂ©alisĂ©e et financĂ©e par de l’argent public (sous forme de crĂ©dits d’impĂŽts, par exemple).

    Ce manque de contrĂŽle dĂ©mocratique laisse primer les intĂ©rĂȘts privĂ©s des entreprises ou des prĂ©occupations de rĂ©duction des dĂ©penses de l’Etat, au dĂ©triment de la santĂ©.

    Les prix des mĂ©dicaments sont nĂ©gociĂ©s au sein du ComitĂ© Economique des Produits de SantĂ© (CEPS), oĂč siĂšgent notamment l’Etat, l’Assurance maladie et l’industrie, mais pas les patients-es, qui n’ont pas le privilĂšge de faire entendre leur voix.

    Bref, c’est un scandale
 mais heureusement pas une fatalitĂ©.

    Attention

    Nous ne remettons (Ă©videmment) pas en question les indispensables investissements en R&D pour le dĂ©veloppement de mĂ©dicaments, ni la nĂ©cessitĂ© (Ă©vidente) que ces efforts soient rĂ©compensĂ©s. Encore faut-il que le prix soit juste, en adĂ©quation avec les investissements rĂ©els dans la recherche, et le bĂ©nĂ©fice thĂ©rapeutique du mĂ©dicament, et qu’il ne mette pas en pĂ©ril les principes fondateurs d’accĂšs universel aux mĂ©dicaments et de solidaritĂ© de notre systĂšme de santĂ©.

    Des solutions rĂ©alistes existent pour prĂ©server l’accĂšs aux mĂ©dicaments pour tous-tes 

    alertemedicamentsNous, personnes malades, citoyens-nes, usagers-es du systĂšme de santĂ©, contribuables, refusons de « choisir Â» entre accĂšs aux nouveaux mĂ©dicaments, qualitĂ© de prise en charge et pĂ©rennitĂ© du systĂšme solidaire de soins. Nous ne pouvons accepter cette fausse alternative alors que des solutions existent pour rééquilibrer le rapport de forces.

    👍 La transparence des laboratoires et de l’Etat sur les nĂ©gociations de prix et les investissements en R&D, afin de fixer des prix justes et abordables.

    👍 La participation et prise en compte systĂ©matique des patients-es sur l’ensemble du cycle du mĂ©dicament, pour Ă©viter un contrĂŽle exclusif de l’industrie.

    👍 Mettre fin aux monopoles abusifs en diversifiant et rendant plus rigoureux les critĂšres de dĂ©livrance de brevets.

    👍 Promouvoir la recherche publique et des modĂšles alternatifs au brevet actuel, afin de ne pas laisser la recherche et les innovations qui en dĂ©coulent aux seules mains d’intĂ©rĂȘts privĂ©s. Par exemple en gardant publics les rĂ©sultats issus de la recherche publique, en valorisant des brevets socialement responsables, en mettant en commun les donnĂ©es via l’open data.

    👍 RĂ©viser les lĂ©gislations europĂ©ennes qui obstruent l’accĂšs aux mĂ©dicaments (secret des affaires, exclusivitĂ© des donnĂ©es sur les rĂ©sultats des essais cliniques) et encourager les dĂ©marches collaboratives entre les Etats europĂ©ens.

    👍 Renforcer les obligations des entreprises pharmaceutiques en matiĂšre de plan de pĂ©nuries, et leur contrĂŽle par les autoritĂ©s sanitaires.

    Stop au scandale - Rejoignez le combat et PARTAGEZ l'info !

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