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    PREP : TOUJOURS PAS DE PRESCRIPTION EN VILLE ! LE MINISTERE DE LA SANTÉ FREINE LA LUTTE CONTRE LE SIDA

    • Communiqué

    Après plus d’un an d’attente et de retard occasionné par la crise sanitaire, le décret d’autorisation de primo-prescription de la Prep par les médecins généralistes a été refusé par le Conseil d’Etat. Une décision liée à des points juridiques non anticipés par le Ministère des Solidarité et de la Santé qui freine ainsi le déploiement d’un des outils le plus efficace dans la lutte contre le VIH/sida. AIDES exprime son incompréhension face à cet échec sur cet enjeu de santé publique.

    La Prep : un outil efficace dont sont privées trop de personnes exposées au VIH

    Les chiffres sont clairs : avec 100 % d’efficacité contre le VIH lorsqu’elle est prise correctement, la Prep s’impose comme un outil incontournable de la lutte contre le virus. La Direction générale de la santé (DGS) estime entre 1000 à 2400 le nombre de contaminations annuelles évitées grâce à la Prep. Cet outil essentiel dans la lutte contre l’épidémie reste pourtant trop peu accessible à de nombreuses personnes exposées au VIH.

    Depuis son déploiement en 2016, la Prep est obligatoirement prescrite, en primo-prescription, par un service d’infectiologie hospitalier ou un centre de dépistage (Cegidd). Ce système accroît les difficultés d’accès, notamment dans des régions où ces services sont peu nombreux et où l’attente avant un rendez-vous peut durer plusieurs mois Alors que le décret d’autorisation de prescription de la Prep par les médecins généralistes - mais aussi d’autres médecins de ville tels que les gynécologue - devait être adopté en ce début d’année, son refus annoncé hier est une véritable aberration pour la lutte contre le VIH/sida.

    La santé publique reléguée derrière des considérations de forme

    Cette décision fait effectivement suite à un manque de vigilance et de rigueur de la DGS – et donc du Ministère des Solidarités et de la Santé - qui n’a pas su anticiper des éléments de formes qui « justifient » aujourd’hui le refus de ce décret.

    Nous ne pouvons tolérer que ces considérations juridiques prennent le pas sur des enjeux de santé publique, d’autant plus dans un contexte de crise sanitaire où l’accès à la Prep est encore plus restreint. Sur la période de mars à septembre 2020, par rapport à la même période en 2019, une baisse de 27 435 prescriptions a d’ailleurs été constatée : un chiffre qui s’explique en partie par la crise sanitaire et la saturation des hôpitaux. Il faut rattraper ce retard, la prescription en ville pouvait le permettre.

    Nous exigeons que ce décret soit rapidement révisé et adopté : sans cela, la responsabilité du Ministère sur de futures contaminations est engagée.

     

    Contacts presse :

    Adèle Simon
    06 98 68 01 68
    asimon@aides.org

    Anne-Charlotte Cheron
    06 10 41 23 86
    accheron@aides.org