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    Poitiers : deux militants de AIDES victimes d’agression homophobe en pleine action de prévention.

    • Communiqué
    • 24.04.2018

    Violence ordinaire de l’homophobie ordinaire. Le 21 avril dernier à Poitiers, deux militants de l’association AIDES (accompagnés de deux Sœurs de la Perpetuelle Indulgence de Poitiers) menaient une action de prévention le long du boulevard Chassaigne, lieu de rencontre extérieur régulièrement fréquenté par des HSH (hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes), public particulièrement vulnérable au VIH. En fin d’action, alors qu’ils désinstallaient leur stand de prévention, ils ont subi une agression homophobe.

    « Sale pédé on va te faire la peau », « baisse les yeux j’aime pas la façon dont tu me regardes ». Nos deux militants ont été intimidés, molestés physiquement et menacés de mort : s’en sont suivies une tentative de racket et de nouvelles menaces visant à chasser nos deux militants de leur lieu d’action.

    La motivation homophobe des deux individus ne laisse guère de place au doute. Ces actes sont hélas d’une affligeante banalité.

    « Chaque jour partout en France, des dizaines d’hommes, de femmes, d’adolescents-es se font ainsi humilier, agresser, insulter ou chasser au seul motif de leur orientation sexuelle réelle ou présumée. Parce qu’ils-elles sont gays, lesbiennes, bi ou trans, ils-elles doivent être sans cesse sur leurs gardes, faire attention à leurs moindres gestes, bref dissimuler ce qu’ils-elles sont vraiment comme s’il s’agissait d’un crime. Cette homophobie assumée, encore en vigueur dans une partie non négligeable de la société, pousse des milliers de gays, lesbiennes, bi ou trans à la clandestinité, brise leur confiance en eux et nuit à leur capacité à prendre soin de leur santé. Notre soutien aux deux militants agressés ainsi qu’à l’ensemble des victimes de ces comportements inacceptables est bien évidemment total. » commente Angelo De Jesus Lucas, porte-parole de AIDES à Poitiers.

    Les deux militants sont choqués mais en bonne santé. La police a été très réactive, et une plainte a été immédiatement déposée. AIDES engage toute personne victime de faits similaires à en faire autant. Comme pour les agressions sexistes ou xénophobes, il est temps que la peur change de camp.

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    Contact presse :

    Quentin Jacoux, responsable de région AIDES Nouvelle Aquitaine – 06 18 46 62 232