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    L’Actu vue par Remaides : « Erreurs médicales : un rapport et une étude inédite qui a besoin de vous »

    • Actualité
    • 25.05.2026

     

     

     

    Crédit image : DR

    Par Jean-François Laforgerie

    Erreurs médicales : un rapport
    et une étude inédite 
    qui a besoin de vous


    Fin avril, la Cour des comptes a publié un rapport sur « la politique d'amélioration de la qualité des soins dans les établissements de santé » qui explique que la qualité des soins en France, est un « enjeu majeur » avec plus de onze milliards d’euros de coûts liés aux préjudices évitables et au moins 4 000 décès par an dus aux maladies nosocomiales. Cette question des « erreurs médicales » intéresse une équipe de chercheurs-es qui met en place une étude qui traite aussi des « expériences du système de santé ». Explications.


    Un rapport de la Cour des comptes
    Fin avril, la Cour des comptes a publié un rapport sur « la politique d'amélioration de la qualité des soins dans les établissements de santé ». Selon ce rapport, treize millions de patients-es sont soignés-es chaque année dans 2 965 établissements (330 hôpitaux publics, 978 privés, 657 privés non-lucratifs). Le terme de qualité des soins est défini par la Haute Autorité de santé (HAS) et regroupe plusieurs notions telles que la sécurité des actes et des interventions médicales, ainsi que leur efficience, leur accessibilité et leur pertinence, tout comme la réactivité du système de soins aux attentes du-de la patient-e. 
    La non-qualité des soins représente un enjeu financier majeur. Sur la base des données de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), la Cour estime que la réparation des préjudices évitables en France s’élèverait à plus de 11 milliards d’euros et celle du préjudice relatif aux soins inutiles ou à faible valeur à 22 milliards d’euros. Dans son rapport, la Cour entendait répondre à trois questions : la politique menée permet-elle de mesurer les évolutions de la qualité des soins dans les établissements de santé ? La politique menée permet-elle d’améliorer la qualité des soins en établissement ? La politique menée renforce-t-elle la « culture de la qualité des soins » auprès des professionnels hospitaliers tout en intégrant la place du patient ?

    Des événements sous-déclarés
    Les événements indésirables survenant dans les établissements de santé et ayant des conséquences graves pour les patients-es (décès, mise en jeu du pronostic vital, survenue probable d’un déficit fonctionnel permanent) sont largement sous-déclarés par les professionnels-les de santé, en dépit de l’existence d’une obligation légale en la matière depuis 2004. En effet, entre 160 000 et 375 000 événements de cette nature surviendraient chaque année au cours de séjours hospitaliers, or seuls 7 100 ont été déclarés en 2024, note le rapport. Le suivi des infections contractées dans les établissements (maladies nosocomiales), qui « sont à l’origine d’environ 4 000 décès directs par an, soit davantage que la mortalité routière, n’est pas non plus exhaustif. »

    Une étude sur les expériences du système de santé, dont les erreurs médicales
    Une équipe de recherche dirigée par Bénédicte Apouey, Maud Gelly et Pierre-Yves Geoffard (chercheurs-ses de l'Ecole d'économie de Paris affilié au CNRS et au centre européen de sociologie et de science politique) mènent actuellement une recherche sur les expériences du système de santé, y compris les éventuelles erreurs médicales. Les chercheurs-ses expliquent d’ailleurs : « Nous souhaitons savoir quels types d'erreurs font les professionnels-les de santé dans leur travail, quelles en sont les conséquences pour les patients-es, et quelles sont les conditions de survenue de ces erreurs. Les erreurs médicales sont diverses et sont rarement étudiées du point de vue des patients-es. »
    L’équipe de recherche cherche à couvrir plusieurs types de pathologies, dont le VIH et les hépatites. Cette équipe est intéressée par vos expériences et celles de vos enfants. Votre participation est très importante, y compris si vous et vos enfants êtes en « bonne santé » et que vous n'avez pas été victimes d'erreurs médicales. Les données des participants-es seront pseudonymisées (c'est-à-dire que les identifiants seront remplacés par des codes) afin d’assurer leur sécurité.
    Le remplissage du questionnaire prend quinze minutes.
    Voici le lien vers le questionnaire, ici.