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    L’actu vue par Remaides : « Qui consulte dans les Csapa ? L’OFDT dresse le bilan 2024 »

    • Actualité
    • 30.09.2026

     


    Photo : DR.

    Par Jean-François Laforgerie

    Qui consulte dans les Csapa ? 
    L'ODFT dresse le bilan 2024


    Le Recueil Commun sur les addictions et les prises en charge (RECAP) de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives permet de livrer des informations précises concernant les consultations dans les Csapa. Points clefs sur les données de l’année 2024.

    L’enquête annuelle Recueil Commun sur les addictions et les prises en charge (RECAP) de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) a pour objectif de livrer des informations précises concernant les consultations dans les Csapa (Centres de soin, d'accompagnement et de prévention en addictologie). Ce dispositif a été mis en place en 2025 par l'OFDT. Il permet de « décrire les patients-es venus-es chercher de l'aide en Csapa » et collecte des informations sur le motif principal de consultation (alcool, tabac, cocaïne, etc.) et sur caractéristiques sociodémographiques et cliniques des personnes concernées (âge, sexe, situation socioprofessionnelle, niveau d’études, origine de la prise en charge, etc.). Dans un communiqué, l’OFDT rappelle que le rapport qu’elle présente porte sur les données de 2023 et 2024 et qu’il permet une comparaison avec des données de 2019.

    En 2024, la consommation d'alcool demeure la principale cause de prise en charge en Csapa et elle est en augmentation (48,7% des nouveaux-elles patients-es pris-es en charge en Csapa en 2024, contre 45,3 % des personnes nouvellement prises en charge en Csapa en 2019). Si le cannabis, le tabac et l’héroïne demeurent les trois motifs suivants en 2024 (respectivement 20,3 %, 6,5 % et 5,7 % des nouveaux-elles patients-es), ils sont en perte de vitesse par rapport à 2019 (respectivement 24,6 %, 7,4 % et 7,8 % des personnes nouvellement prises en charge). À l’inverse de la cocaïne (4,8 % en 2024, contre 3,3 % en 2019), du crack/cocaïne basée (2,1 % en 2024, contre 1,5 % en 2019) et des addictions sans produit parmi lesquels les jeux d’argent et de hasard ou les cyberaddictions par exemple (5 % en 2024, contre 4,3 % en 2019) qui constituent tous trois des motifs en augmentation. 
    Les nouveaux-elles patients-es en 2024 sont majoritairement des hommes (à 75,7 %), en moyenne âgés de 38,8 ans. Plus de la moitié (53,6 %) travaillent, 11,1% sont au chômage et 11,6 % retraités. La majorité a un niveau de diplôme inférieur au baccalauréat (56,5 %) et 22,8% ont un diplôme de l’enseignement supérieur. « La précarité constitue un trait saillant du public des primo-consultants en Csapa : 14,4 % vivent dans un logement provisoire et 2,8 % sont sans domicile fixe. Ils consultent le plus souvent de leur propre initiative (44,7 %), puis en raison d’une obligation de soins (12,6 %) et seulement 7,7 % d’entre eux sont adressés par leur médecin traitant », commente l’OFDT. Ces caractéristiques varient assez fortement selon les substances pour lesquelles les personnes consultent.
    Les Csapa sont des « structures médico-sociales spécialisées dans la prise en charge médicale, psychologique, sociale et éducative des personnes présentant des difficultés avec leurs conduites addictives ». Ils sont portés à 60 % par des associations ou par des établissements de santé (à 40%). En 2024, sur les 497 Csapa existant, 253 ont contribué à l’enquête, permettant d’analyser les caractéristiques de plus de 190 000 personnes, dont près de la moitié ont été vus-es pour la première fois en Csapa en 2024. 
    Plus d’informations, ici.