Aller au contenu principal
Skip to main content Je fais un don

    L’Actu vue par Remaides : « AIDS 2026 : le VIH à l’épreuve des crises »

    • Actualité
    • 13.08.2026


    La délégation de Coalition PLUS présente à la conférence AIDS 2026 à Rio, fin juillet 2026. 
    Photo : Coalition PLUS

    Par Lucas Vallet, Clément Boutet, Jean-François Laforgerie et Fred Lebreton


    AIDS 2026 : la VIH à l'épreuve des crises
     

    Vendredi 31 juillet, pour le dernier jour de la conférence AIDS 2026 à Rio de Janeiro, les présentations ont mis en lumière les conséquences dévastatrices des conflits armés, des migrations contraintes et des coupes budgétaires sur la lutte contre le VIH. Elles ont également confirmé le potentiel des Prep à longue durée d’action et l’efficacité des programmes de prévention conçus pour et avec les populations clés.

    Conflits et migrations : préserver coûte que coûte l’accès aux soins pour le VIH
    Guerres, déplacements forcés, systèmes de santé fragilisés, obstacles juridiques ou coupes budgétaires : plusieurs présentations ont montré comment les crises menacent le dépistage et la continuité des traitements contre le VIH. Du Soudan à l’Ukraine, en passant par le Myanmar et le Pérou, des solutions communautaires, sanitaires et politiques permettent néanmoins de maintenir ou de rétablir l’accès aux soins.

    Au Soudan, un accès au dépistage brutalement interrompu
    Amira Adam, de l’Université de Californie à San Francisco, a présenté une analyse des conséquences de la guerre, déclenchée en avril 2023, sur les services liés au VIH au Soudan. Les conflits favorisent les violences, les déplacements de population et les rapports sexuels en échange d’argent, de biens ou de protection. Ils désorganisent également les systèmes de santé, rendant le dépistage et les traitements beaucoup plus difficiles d’accès. Entre 2022 et 2024, le nombre de tests de dépistage du VIH a chuté de 78 % chez les hommes et de 71 % chez les femmes. Dans le même temps, la proportion de tests positifs a augmenté de 8,7 % chez les hommes et de 5,1 % chez les femmes. Une évolution qui pourrait notamment traduire un dépistage davantage concentré sur les personnes les plus exposées. Le nombre de personnes sous traitement antirétroviral est passé de 11 073 en 2022 à 4 594 en 2023, avant de remonter à 10 393 en 2024, sans retrouver tout à fait son niveau d’avant-guerre. Khartoum, la capitale du Soudan, qui concentrait auparavant une grande partie de l’offre de soins, a connu un effondrement rapide des prises en charge. Des services se sont toutefois développés dans d’autres régions, où de nombreuses personnes déplacées ont fini par retrouver un accès à leur traitement après une interruption pendant leur fuite.

    En Ukraine, adapter les soins aux déplacements de population
    Selon Serhii Riabokon, du Centre de santé publique du ministère ukrainien de la Santé, environ 245 000 personnes vivent avec le VIH en Ukraine et 80 % d’entre elles reçoivent un traitement. Après l’invasion russe, le dépistage a diminué de 36 % la première année, puis de 17 % la deuxième. Plus de 31 % des personnes vivant avec le VIH ont dû se déplacer à l’intérieur du pays, souvent de manière précipitée et imprévisible. Pour maintenir les soins, les autorités ukrainiennes ont privilégié des traitements simplifiés réunissant plusieurs molécules dans un même comprimé, la délivrance de médicaments pour plusieurs mois, la télémédecine et un système national permettant aux structures de santé de retrouver les dossiers des patients-es, quelle que soit leur nouvelle région de résidence. D’importantes difficultés persistent néanmoins. Parmi les personnes nouvellement diagnostiquées, 44 % présentent moins de 200 CD4/mm³, signe d’un dépistage tardif et d’un système immunitaire déjà très affaibli. La destruction de structures de santé, les interruptions de suivi et les conséquences psychologiques de la guerre continuent également de menacer et de fragiliser la prise en charge.
     


    Une expo photo présentée au Global Village de la conférence AIDS 2026 qui s’est tenue à Rio, fin juillet. Photo : Fred Lebreton.
     

    Au Myanmar, des pairs-es pour défendre les usagers-ères de drogues
    Au Myanmar (ex-Birmanie, Asie du Sud-Est), 11 000 nouvelles infections par le VIH ont été recensées en 2024. Les personnes qui s’injectent des drogues représentaient 22,3 % de ces infections. Dans un pays où l’usage de drogues est fortement criminalisé, elles sont particulièrement exposées aux violences et aux violations de leurs droits. Pyi Aung Hein, du Myanmar Positive Group, a présenté un dispositif communautaire créé en 2014. Animé par des pairs-es, il permet de signaler les atteintes aux droits, d’accompagner les personnes concernées et de rechercher des solutions. Parmi les 256 situations examinées, la majorité concernait des hommes et 135 impliquaient des personnes âgées de 25 à 34 ans. Au total, 75 % des cas ont pu être résolus.

    Au Pérou, une loi ouvre les soins aux migrants-es sans papiers
    Le Pérou accueille 1,64 million de personnes réfugiées ou migrantes originaires du Venezuela. Parmi elles, 44 % sont en situation administrative irrégulière et 93 % souhaitent rester dans le pays. Pourtant, moins de la moitié des personnes vivant avec le VIH recevaient un traitement. Faute de couverture médicale, certaines devaient payer elles-mêmes leurs soins et en retardaient l’accès : 23 % arrivaient ainsi dans les services à un stade avancé de l’infection. Andrea Lilian Boccardi Vidarte, de l’Onusida, a présenté le travail de plaidoyer mené par une coalition réunissant des agences des Nations unies, des universitaires et des ONG. Celle-ci a démontré qu’un accès précoce aux traitements pour toutes et tous coûtait moins cher que la prise en charge tardive de personnes gravement malades. Cette mobilisation a contribué à l’adoption de la loi 32154, qui permet aux personnes migrantes sans papiers vivant avec le VIH ou la tuberculose de bénéficier du système public d’assurance maladie péruvien. Depuis son entrée en vigueur, le nombre de personnes sous traitement antirétroviral a augmenté. Une preuve concrète que la suppression des obstacles juridiques contribue à sauver des vies.

    Les coupes Pepfar frappent les enfants
    Depuis 2003, le Pepfar, le programme américain de lutte contre le VIH à l’international, aurait permis d’éviter 7,8 millions de nouvelles infections chez les enfants. Mais en 2025, 65 % des contrats financés par l’Agence américaine pour le développement international dans le cadre du programme ont été interrompus. Ramona Godbole, de l’Institut de santé mondiale de Heidelberg (Allemagne), a analysé les premières conséquences de ces coupes dans 55 pays. Le nombre d’enfants de moins de 15 ans recevant un traitement contre le VIH a reculé de 14,2 % à l’échelle mondiale. La baisse atteint 45 % en Afrique du Sud et 49 % en Inde. Ces résultats font craindre une déstabilisation durable des programmes pédiatriques et appellent à une réaction urgente pour éviter que les enfants ne soient les grands oubliés de la riposte au VIH.
     


    Lucas Vallet, administrateur de AIDES et un des représentants-es de AIDES au TRT-5 CHV, au Global Village de conférence AIDS 2026. Lucas fait partie de l'équipe qui a assuré la couverture rédactionnelle de la conférence pour Remaides et AIDES.ORG.  Photo : Fred Lebreton.

    Prep à longue durée d’action et prévention des jeunes : de nouveaux outils à l’épreuve du terrain
    Plusieurs études présentées à AIDS 2026 confirment l’efficacité des formes de Prep à longue durée d’action, tout en soulignant certaines difficultés liées au dépistage et au respect du calendrier des injections. D’autres travaux montrent que, chez les jeunes, la prévention du VIH gagne à s’appuyer sur les pairs-es, le numérique, le sport ou encore les pratiques artistiques.

    Lénacapavir : une efficacité confirmée chez les femmes
    Le lénacapavir, une Prep administrée par injection sous-cutanée tous les six mois, continue d’afficher des résultats très encourageants. Noah Kiwanuka, de l’université Makerere, en Ouganda, a présenté les données de prolongation en vie réelle de l’étude PURPOSE 1, menée auprès d’environ 5 000 femmes, principalement en Afrique du Sud et en Ouganda. À la fin de la première phase de l’étude, les participantes ont pu choisir de poursuivre le lénacapavir ou de passer de la Prep orale à cette option injectable. La très grande majorité a choisi le lénacapavir : 94 % des femmes qui l’utilisaient déjà l’ont poursuivi et 95 % de celles qui prenaient une Prep orale ont décidé de passer aux injections tous les six mois. Au cours des 52 semaines suivantes, aucune infection par le VIH n’a été observée, y compris parmi les participantes ayant changé de méthode. Le respect du calendrier des injections a atteint 96 %. Les principaux effets indésirables étaient des nodules (de petites boules temporaires sous la peau) à l’endroit de l’injection.

    Des résultats également très solides dans PURPOSE 2
    Marcelo Losso, de l’hôpital JM Ramos Mejía, en Argentine, a présenté les résultats de la prolongation de PURPOSE 2. Cette étude a été menée auprès d’hommes cisgenres, de personnes trans et de personnes non binaires en Afrique du Sud, en Thaïlande et dans plusieurs pays du continent américain. Lorsque les participants-es ont pu choisir leur méthode de Prep, 95 % ont décidé de poursuivre le lénacapavir ou d’abandonner la Prep orale pour cette option. Après 52 semaines supplémentaires, une seule infection par le VIH a été recensée dans le groupe ayant reçu le lénacapavir depuis le début, contre aucune parmi les personnes passées de la Prep orale au lénacapavir. Plus de neuf participants-es sur dix ont reçu leurs injections dans les délais prévus. Là encore, les principaux effets indésirables étaient des douleurs et des nodules au point d’injection. Ces résultats confirment la très forte efficacité du lénacapavir, mais aussi son bon niveau d’acceptation.

    Cabotégravir injectable : des tests faux positifs à surveiller
    La Prep injectable à longue durée d’action par cabotégravir (CAB LA ou nom commercial Apretude) pose un défi particulier : celui de l’interprétation de certains tests de dépistage du VIH. Jana Jacobs, de l’université de Pittsburgh, a analysé les données de l’étude ImPrEP CAB Brasil, menée auprès de 1 220 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, femmes trans et personnes non binaires qui n’avaient encore jamais utilisé la Prep. Quatorze participants-es ont obtenu au moins un résultat réactif lors d’un test sérologique. Des examens complémentaires ont finalement montré qu’aucune de ces personnes n’avait contracté le VIH : il s’agissait donc de faux positifs. Ces résultats peuvent provoquer une forte anxiété et entraîner une interruption inutile de la Prep. Les chercheurs-ses appellent donc à mettre au point des stratégies de dépistage mieux adaptées aux personnes qui utilisent le cabotégravir injectable.
     


    Des retards d’injection généralement courts chez les femmes
    Une étude en vie réelle présentée par Laura Armas-Kolostroubis s’est intéressée à 315 femmes ayant commencé une Prep injectable par cabotégravir aux États-Unis. La grande majorité des injections ont été réalisées dans les délais prévue. Lorsqu’un retard survenait, il était le plus souvent limité. Aucune infection par le VIH n’a été observée, y compris parmi les femmes ayant reçu certaines injections en retard. Ces données sont rassurantes, mais elles ne signifient pas que le calendrier puisse être négligé. Elles montrent surtout que, dans la vie réelle, les parcours de Prep ne sont pas toujours parfaitement linéaires et que de courts retards n’ont pas entraîné d’infection dans cette cohorte.

    Un anneau vaginal contre le VIH et les grossesses non désirées
    Kyle Kleinbeck, du Population Council, a présenté les premiers résultats de deux anneaux vaginaux conçus pour assurer une double protection pendant trois mois : contre le VIH grâce à la dapivirine, un antirétroviral, et contre les grossesses grâce au lévonorgestrel, un contraceptif hormonal. Deux versions de l’anneau ont été testées auprès de 40 femmes séronégatives au VIH. Les effets indésirables observés étaient légers ou modérés. Les deux dispositifs ont diffusé les médicaments à des niveaux jugés satisfaisants et ont bien freiné l’ovulation. L’anneau numéro 106 a été retenu pour la suite de son développement. Il devra désormais être comparé à l’anneau mensuel de dapivirine déjà disponible dans certains pays. Ces résultats restent très préliminaires : cette première étude visait surtout à évaluer la sécurité du dispositif et la manière dont les médicaments se diffusent dans l’organisme, et non son efficacité réelle contre le VIH ou les grossesses.

    Au Nigeria, une application pour renforcer l’autonomie des jeunes femmes
    Une autre session s’est penchée sur des méthodes de prévention pensées avec et pour les jeunes. Au Nigeria, Abimbola Phillips a étudié l’utilisation d’une application consacrée à la santé sexuelle et reproductive auprès de 234 adolescentes et jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans. L’outil permettait d’accéder à des informations et d’échanger avec d’autres jeunes. Une bonne acceptation de l’application était associée à de meilleures connaissances sur le VIH et à une plus grande capacité à prendre des décisions concernant sa santé. L’âge et le niveau d’études ne semblaient pas modifier ces résultats, ce qui suggère que ce type d’outil pourrait toucher des profils variés, à condition que l’accès au numérique soit garanti.

    Travailleuses du sexe : des réponses communautaires indispensables
    Nti Mvilongo Prudence Tatiana, de l’organisation Global Health Systems Solutions, a analysé 30 études menées dans onze pays d’Afrique subsaharienne auprès de jeunes femmes exerçant le travail du sexe. Celles-ci cumulent plusieurs facteurs de vulnérabilité : leur jeune âge, la criminalisation du travail du sexe, la stigmatisation et les difficultés d’accès aux services de santé. Les stratégies les plus prometteuses associent la mobilisation communautaire, l’éducation par les pairs-es, le soutien social, les outils numériques et des services de santé accueillants pour les jeunes. La formation des soignants-es et les interventions mobiles au plus près des lieux de vie sont également essentielles. La chercheuse souligne qu’une action isolée ne suffit pas : les programmes doivent être construits avec les premières concernées, tenir compte de leurs conditions de vie et intégrer la Prep dans une offre plus large de santé et de protection sociale.

    En Zambie, le sport comme porte d’entrée vers la prévention
    Dans les zones rurales du nord de la Zambie, l’organisation Grassroots Soccer utilise le sport et le jeu pour transmettre des informations sur le VIH. Quarante-cinq jeunes mentors, femmes et hommes, ont été formés-es pour devenir des « modèles positifs » et animer des activités de prévention. Le programme a touché 31 635 adolescents-es et jeunes. Il a conduit à la réalisation de 17 490 dépistages du VIH et permis à 4 156 personnes d’accéder à la Prep. Les prochaines étapes doivent inclure la distribution communautaire de moyens de contraception et le déploiement du lénacapavir en Prep dans les zones rurales. L’expérience montre que la prévention fonctionne mieux lorsqu’elle s’inscrit dans des activités attractives et qu’elle est portée par des jeunes auxquels les participants-es peuvent s’identifier.

    Dans un camp de personnes déplacées, la prévention menée par les pairs-es
    À Abuja, au Nigeria, Chimere Raphael Nwagbo a présenté une intervention destinée à de jeunes femmes vivant dans un camp pour personnes déplacées à l’intérieur du pays. Avant le programme, seules 27,5 % déclaraient utiliser systématiquement le préservatif et de nombreuses idées fausses circulaient sur la Prep injectable. Au total, 260 jeunes femmes ont participé à des groupes animés par leurs pairs-es. Le programme les amenait notamment à confronter leurs comportements avec leurs propres connaissances et objectifs de santé. Les connaissances sur la prévention du VIH ont progressé de 37,4 %, tandis que les idées reçues sur la Prep injectable ont reculé de 81 %. Une baisse de 41 % des infections à chlamydia a également été observée. Ces résultats montrent l’intérêt d’une prévention portée par des personnes partageant les mêmes réalités, notamment dans des contextes de déplacement et de grande précarité.


    Contribution de la France au Fonds mondial : bâtir un soutien transpartisan tout en préservant une identité militante
    Contribution de la France au Fonds mondial : bâtir un soutien transpartisan tout en préservant une identité militante. Telle était le titre du poster (numéro de référence WEPEF692) présenté lors de la conférence AIDS 2026 organisée par IAS fin juillet à Rio (Brésil), par Léo Deniau, ancien coordinateur du plaidoyer international de AIDES.
     



    Léo Deniau, ancien coordinateur du plaidoyer international de AIDES, présente son poster (numéro de référence WEPEF692, 
    dans le catalogue des posters) lors de la conférence AIDS 2026. Photo : Fred Lebreton.


    « Depuis les élections législatives de 2024, la France connaît une polarisation parlementaire accrue et un glissement des discours politiques vers le conservatisme et le nationalisme, s'éloignant ainsi des engagements historiques de la droite en faveur de l'aide publique au développement et du soutien à la réponse mondiale contre le VIH », rappellent les auteurs-rices de cette présentation (voir plus bas). Dans ce contexte politique, l’association AIDES a fait le choix de dialoguer avec l’ensemble des formations politiques, à l'exception de l'extrême droite historiquement sérophobe. L’ONG affirme son militantisme par des actions publiques et des démarches d'influence visant à défendre les personnes vivant avec le VIH et à accroître la contribution de la France au Fonds mondial. Ces dernières années, cette stratégie a été conduite en collaboration avec Coalition PLUS (dont AIDES est membre cofondateur). Elle s’est incarnée en actions de sensibilisation auprès du centre et de la droite (qui composent l’actuelle majorité présidentielle) sur l'urgence du financement international : plaidoyer parlementaire classique ciblant la majorité présidentielle et la droite traditionnelle, voyage de presse en Malaisie pour souligner les gains de l’action du Fonds mondial, deux publi-reportages et un article dans Le Figaro (principal quotidien de droite en France) et participation de Roselyne Bachelot, ancienne ministre de la Santé sous les présidences de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, à la campagne de communication publique de AIDES. Dans leur présentation, les auteurs-rices expliquent que leur stratégie de plaidoyer « a nécessité d'ajuster [leurs] arguments pour concilier les demandes d'augmentation de la contribution avec un discours politique rassurant, tout en réaffirmant [leur] identité militante par le maintien d'actions publiques et d'une communication audacieuse. »
    Quels enseignements en tirer ? « L'objectif était d'atteindre un public plutôt hostile à nos positions, tout en préservant l'ADN de notre organisation, explique le poster. Nous avons gagné en crédibilité auprès de médias et de courants politiques qui nous sont habituellement défavorables : les publi-reportages dans Le Figaro ont généré plus de 26 000 visites cumulées, l'article du Figaro sur les populations clés en Malaisie, [paru dans l’édition papier] a été tiré à 100 000 exemplaires et notre campagne avec l'ancienne ministre Roselyne Bachelot a suscité 773 000 impressions sur Instagram (…) Nos résultats suggèrent qu'un plaidoyer fondé sur des arguments conservateurs peut coexister avec une identité militante ancrée dans la communauté, en particulier lorsqu'il s'appuie sur l'héritage politique historique de la droite. Cette démarche nous a permis d'accroître notre visibilité auprès de la droite et d'ouvrir de nouveaux canaux de soutien politique. Toutefois, le contexte demeure extrêmement contraint, et cela n'a pas suffi à faire pencher l'opinion en notre faveur.
    Nous envisageons trois perspectives :
    - Poursuivre cette approche pour permettre aux effets du plaidoyer de porter leurs fruits ; 
    - Renforcer le dialogue avec le centre-gauche ;
    - Déployer cette stratégie rentable à plus grande échelle, sous réserve de la disponibilité des ressources. »
    Les auteurs-rices de cette présentation sont : Léo Deniau (AIDES), Ines Alaoui et Émilie Monod (Coalition PLUS), Fabrice Pilorgé (AIDES), Serge Douomong Yotta, Florence Giard et Vincent Leclercq (Coalition PLUS).
     

    Pour (re) nos autres articles sur la conférence AIDS 2026 : 

    AIDS 2026 : deux nouveaux cas de rémission du VIH, ici.

    AIDS 2026 : la riposte mondiale au VIH face au vertige des coupes budgétaires, ici.

    AIDS 2026 : discriminations et frontières fragilisent la lutte contre le VIH, ici.

    AIDS 2026 : la Prep innove, mais son accès reste un défi majeur, ici.

    AIDS 2026 : vers un traitement VIH  en comprimé une fois par semaine ?, ici.