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    L’Actu vue par Remaides : « AIDS 2026 : vers un traitement VIH en comprimé une fois par semaine ? »

    • Actualité
    • 03.08.2026

     

     



    Le logo officiel de la conférence AIDS 2026 de Rio. Photo : DR

    Par Lucas Vallet, Clément Boutet et Fred Lebreton


    AIDS 2026 : vers un traitement VIH 
    en comprimé une fois par semaine ?
     


    Lors de la quatrième journée de la conférence AIDS 2026 à Rio, jeudi 30 juillet 2026, deux nouveaux traitements VIH en comprimés hebdomadaires ont été présentés. Au Global Village, les échanges ont aussi rappelé le rôle essentiel des communautés pour défendre l’accès aux soins, lutter contre les discriminations et garantir que les innovations thérapeutiques liées au VIH bénéficient à toutes et tous.

    Deux traitements hebdomadaires prometteurs contre le VIH
    Prendre son traitement contre le VIH en comprimé une seule fois par semaine plutôt que chaque jour sera-t-il bientôt possible ? Deux nouveaux traitements VIH présentées à AIDS 2026 pourraient bientôt élargir les possibilités offertes aux personnes confrontées à la lassitude des comprimés quotidiens, mais qui ne souhaitent pas pour autant recourir aux traitements injectables à longue durée d’action.

    Le premier associe l’islatravir à l’ulonivirine. L’essai a réuni 157 personnes vivant avec le VIH, dont la charge virale était déjà indétectable sous Biktarvy. Après 24 semaines, 94,9 % des personnes passées au traitement hebdomadaire avaient toujours une charge virale indétectable, contre 97,5 % de celles ayant poursuivi Biktarvy chaque jour. Aucun échec virologique ni événement indésirable grave n’a été observé. La dose réduite d’islatravir n’a pas non plus entraîné de baisse préoccupante des CD4 ; un risque repéré lors de précédents essais utilisant des doses plus élevées. Cette association n’étant toutefois pas active contre l’hépatite B, une vaccination devra être envisagée avant tout changement de traitement chez les personnes non immunisées.

    Le second traitement associe l’islatravir au lénacapavir. Amy Colson (Community Resource Initiative, États-Unis) a présenté les résultats à 48 semaines de l’étude ISLEND-2, menée auprès de 626 adultes dont la charge virale était déjà contrôlée (indétectable). Le traitement hebdomadaire s’est révélé aussi efficace que les traitements quotidiens pour maintenir le contrôle du virus, sans apparition de résistance à l’islatravir ou au lénacapavir. Les maux de tête, les nausées et les diarrhées ont été plus fréquents avec cette association, mais sans compromettre la poursuite du traitement. La prise quotidienne était jugée contraignante par 63,7 % des personnes qui l’avaient conservée, contre 30 % de celles prenant l’association islatravir-lénacapavir, une fois par semaine. Ces résultats devront encore être confirmés par des études plus longues et de plus grande ampleur. Ils montrent néanmoins que le traitement oral hebdomadaire pourrait devenir une option supplémentaire, mieux adaptée aux préférences et au quotidien de certaines personnes vivant avec le VIH.
     


    Un aperçu du Global Village de la conférence AIDS 2026 qui s’est tenue à Rio fin juillet. Photo : Fred Lebreton.

    VIH : le traitement injectable très efficace chez les adolescents-es
    Les adolescents-es vivant avec le VIH rencontrent souvent davantage de difficultés que les adultes pour prendre un traitement tous les jours. Les oublis, la peur que les médicaments soient découverts par l’entourage ou la lassitude peuvent fragiliser l’observance et entraîner une remontée de la charge virale. Mutsa Bwakura-Dangarembizi (University of Zimbabwe Clinical Research Centre, Zimbabwe) a présenté les résultats à 96 semaines de l’étude LATA. Celle-ci a réuni 476 adolescents-es âgés-es de 12 à 19 ans, dont 54 % de jeunes filles. Tous-tes prenaient un traitement contre le VIH depuis au moins un an. Une partie des participants-es a reçu une injection de cabotégravir et de rilpivirine toutes les huit semaines. Les autres ont continué à prendre chaque jour trois médicaments sous forme de comprimés : ténofovir disoproxil fumarate, lamivudine et dolutégravir. Deux remontées de la charge virale ont été constatées dans le groupe sous traitement injectable, contre 15 dans le groupe sous traitement oral. L’une des deux personnes concernées dans le groupe injectable avait auparavant arrêté les injections en raison d’un effet indésirable. Les douleurs au point d’injection ont été fréquentes : elles ont concerné 91 % des participants-es. Aucune personne n’a toutefois arrêté le traitement pour cette raison. Enfin, 94 % des adolescents-es sous traitement injectable l’ont jugé beaucoup plus facile à suivre que les comprimés quotidiens.

    Global Village : le cœur battant de AIDS 2026
    Le Global Village grouille de monde, de couleurs et de bruit. Dans cet espace ouvert au public (y compris aux personnes qui n’ont pas le précieux sésame permettant d’assister au reste de la conférence), des associations venues du monde entier présentent leurs actions. Les activistes, parmi lesquels-les beaucoup de jeunes, se croisent, échangent et débattent dans une ambiance aussi joyeuse que militante. Je m’arrête d’abord au stand de GATE, un réseau international de personnes trans, qui anime une table ronde consacrés aux droits des personnes trans et à la lutte contre la transphobie. Le Global Village donne de la visibilité à de nombreuses autres communautés : les personnes seniors vivant avec le VIH, les travailleurs-ses du sexe, les hommes gays et noirs, avec un espace intitulé « Black Gay Men : Power, Pride and Prevention », ou encore les jeunes femmes vivant avec le VIH. Un atelier leur permet notamment de renforcer leurs compétences afin de prendre davantage de responsabilités au sein de leurs organisations. Au centre du village se trouve la scène principale, la « Main Stage », où se succèdent des artistes issus-es des communautés, mais aussi des tables rondes, des prises de parole et des débats. Au moment de mon passage, un drag king propose un spectacle burlesque aux accents clownesques, sous le regard amusé du public.
     


    Un aperçu du Global Village de la conférence AIDS 2026 qui s’est tenue à Rio fin juillet ; 
    le stand MPACT, ong américaine. 
    Photo : Fred Lebreton.

    Quelques notes du dernier album de Madonna m’attirent vers le stand de MPact, une organisation engagée dans la santé et les droits des hommes gays et bisexuels. J’y rencontre Brian (prénom modifié à sa demande), un afro-américain qui fait la promotion de la Prep. La quarantaine, mini-short et tee-shirt ajusté laissant apparaître des muscles saillants, Brian mène des actions de prévention dans les lieux LGBT+ de San Francisco. Diagnostiqué séropositif au VIH en 2009, avant que la Prep ne soit disponible, le militant en est convaincu : « Si j’avais eu accès à la Prep en 2009, je ne serai pas séropo. Je veux que ma communauté se saisisse de cet outil. Surtout les femmes et les personnes LGBT racisées qui sont les plus éloignées de la Prep aux Etats-Unis ».

    I = I en Amérique latine : un message encore inégalement partagé
    Le principe I = I (indétectable = intransmissible) a profondément transformé la riposte au VIH et les discours publics, autrefois largement fondés sur la peur du VIH. Une personne vivant avec le VIH, qui prend bien son traitement et dont la charge virale reste indétectable, ne transmet pas le virus. Pourtant, la diffusion et l’appropriation de ce message restent inégales en Amérique latine et dans les Caraïbes, en raison de profondes inégalités sociales et territoriales. Organisée au Global Village, cette session a permis de mettre en lumière les avancées obtenues, mais aussi les défis qui subsistent pour mieux faire connaître et comprendre I = I dans cette région du monde.

    En 2022, l’association Ciclo Positivo a lancé Indetectable LAC, un réseau régional destiné à renforcer le plaidoyer autour de I = I et le rôle des communautés. En 2024, ce réseau a mené une enquête sur la connaissance et la perception de ce principe. Matías Nicolás Muñoz, membre de l’association Ciclo Positivo, a présenté les résultats recueillis au Brésil, au Mexique et au Pérou. L’enquête a réuni près de 22 000 personnes appartenant à la communauté LGBT+ : 61 % vivaient au Brésil, 30 % au Mexique et 9 % au Pérou. Si une large proportion des personnes interrogées connaissait I = I, certaines catégories de la population restaient moins bien informées : les personnes ayant un faible niveau d’études ou de revenus, les personnes âgées, les personnes trans et non binaires, ainsi que celles vivant dans des villes ou des pays disposant de moins de ressources. Ces résultats montrent qu’un important travail reste à mener pour diffuser largement le message I = I en Amérique latine. Les acteurs-rices communautaires de la région font face à des enjeux très proches de ceux rencontrés en France : parler encore et toujours de I = I, renforcer sa visibilité et faire en sorte que ce message scientifique majeur soit connu et compris par le plus grand nombre.

    En Ukraine, les soins VIH résistent à la guerre
    Lors de la session « Parcours de soins VIH en contexte de crise humanitaire », Liudmyla Legkostup, du Centre de santé publique du ministère ukrainien de la Santé, a présenté le modèle mis en place pour maintenir les soins et l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH malgré l’invasion du pays par l’armée Russe. Ce dispositif repose sur trois piliers. Le premier est une coordination nationale entre les associations communautaires, qui orientent et accompagnent les personnes, et les structures de santé, qui assurent les soins. Le partage des informations entre ces différents acteurs-rices facilite la continuité des parcours. Le deuxième pilier est un modèle de prise en charge défini à l’échelle nationale, centré sur les besoins de chaque personne et accordant une place importante aux pairs-es, c’est-à-dire à des personnes ayant une expérience similaire. Enfin, la solidité de cette organisation a permis à 97,5 % des personnes sous traitement antirétroviral de poursuivre leur prise en charge malgré la guerre.

    En Colombie, accompagner les migrants-es vénézuéliens-nes vers les soins
    La Colombie accueille environ 2,8 millions de migrants-es vénézuéliens-nes ayant fui la crise humanitaire dans leur pays. Parmi eux-elles, quelque 600 000 se trouvent en situation administrative irrégulière. Selon José Guillen, de l’association colombienne Profamilia, cette précarité favorise les diagnostics tardifs du VIH, les interruptions de traitement et les difficultés d’accès aux soins. Pour y répondre, Profamilia a développé un dispositif fondé sur les droits des personnes : dépistage communautaire du VIH, accompagnement par des pairs-es, soutien psychosocial et orientation vers les services de santé. Parmi les 503 personnes diagnostiquées séropositives, 96 % ont été mises en relation avec une structure de soins. En outre, 80 % ont pu régulariser leur situation administrative et 93,8 % ont atteint une charge virale indétectable. L’association mène également un travail de plaidoyer afin que les personnes migrantes ne perdent pas l’accès à leurs traitements contre le VIH.
     


    Un aperçu du Global Village de la conférence AIDS 2026 qui s’est tenue à Rio fin juillet. Photo : Fred Lebreton.

    Au Myanmar, des soins adaptés aux situations d’urgence
    Au Myanmar (Asie du Sud Est), la pandémie de Covid-19, la crise politique et les tensions avec les pays voisins ont limité les déplacements et renforcé la stigmatisation des populations les plus exposées au VIH. Aung Than Oo, de Rotary International, a présenté une intervention communautaire menée entre avril 2022 et juin 2025 pour préserver l’accès aux traitements. Plusieurs solutions ont été expérimentées : délivrance de traitements antirétroviraux pour plusieurs mois, livraison par des pairs-es, cliniques mobiles et outils numériques permettant de rester en contact avec les réseaux communautaires et les services de santé. Pendant cette période, l’accès aux traitements a progressé de 35 %, la proportion de personnes ayant une charge virale indétectable de 18 %, tandis que les rendez-vous manqués ont diminué de 25 %.

    Au Nigeria, mieux protéger les paires éducatrices trans
    Kingsley Kalu, de l’organisation nigériane STAG Initiative, s’est intéressé aux femmes trans vivant avec le VIH qui, après avoir elles-mêmes survécu à des violences ou à des déplacements forcés, deviennent paires éducatrices dans des lieux d’hébergement sécurisés et des camps de personnes déplacées. Ces intervenantes sont recrutées et formées, mais beaucoup abandonnent rapidement leur mission : 51 % partent au cours des deux premiers mois et seules 32 % restent au moins six mois. Une étude qualitative, reposant notamment sur 65 entretiens et des groupes de discussion réunissant 127 paires éducatrices, a permis d’en comprendre les raisons : rémunérations imprévisibles, multiplication des tâches, risques pour leur sécurité, charge émotionnelle sans espace pour en parler et absence de pouvoir dans les prises de décision. Le problème n’est donc pas lié à un manque de motivation individuelle, mais à des conditions de travail inadaptées. Une rémunération régulière, un encadrement bienveillant, un soutien psychosocial, des horaires compatibles avec les impératifs de sécurité et une véritable place dans les décisions amélioreraient leur maintien dans ces programmes.

    Les communautés en première ligne pour défendre l’accès aux soins
    Lors de cette session consacrée au rôle des communautés, quatre expériences menées au Brésil, au Nigeria, en Indonésie et au Lesotho ont illustré la place centrale de la société civile dans la lutte contre le VIH.
    Au Brésil, Carolinne Scopel, de l’Association brésilienne interdisciplinaire de lutte contre le sida (ABIA), a présenté le recours à l’opposition aux brevets comme un outil de défense du droit d’accès à la Prep. Les monopoles pharmaceutiques retardent, en effet, l’arrivée des génériques et maintiennent des prix élevés. Le lénacapavir, utilisé en traitement et désormais en Prep, cristallise ces enjeux en raison de son coût. Des oppositions aux brevets ont donc été déposées, tandis que des accords permettant une production locale sont réclamés.

    Au Nigeria, où 22 % des personnes vivant avec le VIH déclarent avoir subi des discriminations, Oluchi June Ifeanyi a présenté plusieurs interventions communautaires. Parmi les personnes concernées, 70 % rapportent que leur statut sérologique a été dévoilé sans leur consentement par des professionnels-les de santé, malgré une loi contre les discriminations liées au VIH adoptée en 2014. Le programme associe sensibilisation du personnel soignant, actions dans le monde du travail, campagne I = I portée par dix personnes vivant avec le VIH et dispositif d’urgence proposant un accompagnement juridique. Plusieurs affaires ont été portées devant la justice, aboutissant notamment à une indemnisation et à des excuses officielles.

    En Indonésie, Amanda Aulia Cindy a détaillé une stratégie intégrant les droits humains et le genre dans la riposte au VIH. Un réseau de personnes formées au rôle de juriste communautaire a documenté 1 943 atteintes aux droits, dont 658 ont fait l’objet d’un suivi. En parallèle, 1 355 professionnels-les de santé ont reçu une formation à l’éthique médicale et 1 020 personnes ont été formées aux premiers secours. Le dispositif repose également sur le suivi communautaire, le financement public d’actions portées par la société civile et des campagnes de sensibilisation à grande échelle.

    Enfin, au Lesotho, Ntebaleng Makhooa a montré les effets du suivi communautaire sur la qualité des services liés au VIH, à la tuberculose ainsi qu’à la santé sexuelle et reproductive. La collecte de données par les communautés a notamment permis de réduire de 30 % le temps d’attente dans les structures de santé et de mieux sensibiliser les personnels à la confidentialité et aux besoins spécifiques des jeunes. Le manque de financements freine toutefois l’extension de cette approche aux populations vivant dans les zones les plus isolées.


    La recherche vers la guérison du VIH progresse mais attention aux faux espoirs
    Sur le stand France, une table ronde pose une question essentielle : alors que la recherche vers la guérison du VIH progresse, comment faire en sorte que ses avancées bénéficient à toutes et tous ? Le Pr Asier Sáez-Cirión, professeur associé à l’Institut Pasteur et coordinateur du consortium RHIVIERA, a présenté les travaux menés sur les « contrôleurs naturels ». Ces rares personnes parviennent à maintenir spontanément le VIH sous contrôle sans prendre de traitement antirétroviral. Plus de 300 sont suivies en France. En étudiant leurs défenses immunitaires, les chercheurs-ses tentent de comprendre comment reproduire ce contrôle chez d’autres personnes vivant avec le VIH. L’un des principaux obstacles reste les « réservoirs » : des cellules dans lesquelles le virus demeure caché et échappe à la fois aux traitements et au système immunitaire. Les scientifiques cherchent donc à identifier les signes biologiques permettant de prédire quelles personnes pourraient contrôler durablement le virus. Ils-elles explorent également différentes formes d’immunothérapie, qui consistent à aider le système immunitaire à mieux repérer et combattre le VIH. Le programme RHIVIERA comprend trois essais : RHIVIERA 01, mené auprès de 16 personnes ; RHIVIERA 02, auprès de 69 personnes ; et RHIVIERA 03, toujours en cours de déploiement, qui prévoit d’en inclure 182. L’objectif est davantage d’obtenir une rémission durable (contrôler le virus sans traitement) que d’éliminer toute trace du VIH de l’organisme.
     



    Sur le stand France au Global Village, une table ronde a posé une question essentielle : alors que la recherche vers la guérison 
    du VIH progresse, comment faire en sorte que ses avancées bénéficient à toutes et tous ? 
    Sur la photo, les intervenants-es de cette session. 
    Photo : Fred Lebreton.


    La Pre Karine Lacombe (deuxième en partant de la gauche sur la photo,ci-dessus), cheffe de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Antoine à Paris (AP-HP), partage, de son côté, l’expérience des essais cliniques menés dans son service. Certains protocoles prévoient une interruption très encadrée du traitement afin d’observer si le virus reste contrôlé. Cette étape peut être éprouvante pour les participants-es, mais aussi pour les équipes soignantes. Elle raconte le cas d’une personne dont la charge virale est remontée jusqu’à un million de copies après l’arrêt de son traitement. Prise de peur, celle-ci a recommencé à prendre ses médicaments pendant le week-end, sans attendre la consultation prévue. Un exemple qui rappelle la nécessité de bien informer, rassurer et accompagner les participants-es.

    Lors de cette table ronde, Luciana Kamel (psychologue, juriste et spécialiste de l’engagement communautaire dans la recherche sur le VIH) et Lucas Vallet (administrateur de AIDES et un des représentants-es de AIDES au TRT-5 CHV) ont porté la voix des communautés, encore trop souvent tenues à l’écart de ces recherches. Il et elle alertent notamment sur le risque de susciter de faux espoirs parmi les millions de personnes vivant avec le VIH. La guérison reste le « Graal » de la recherche, mais ces travaux sont longs, complexes et très coûteux. En attendant d’éventuelles avancées accessibles au plus grand nombre, l’urgence demeure de garantir partout un accès universel au dépistage, à la Prep et aux traitements contre le VIH.

    Clément Boutet est chercheur en sciences sociales, notamment dans le champ du VIH. Il travaille pour le SESSTIM UMR 1252 Équipe SanteRCom.

    Remerciements à Franck Barbier, responsable pôle Programmes et populations (Direction Innovations Programmes, AIDES)