L’Actu vue par Remaides : « 4ème édition de la Pride Radicale à Paris, le 14 juin »
- Actualité
- 10.06.2026
Image : Pride radicale. DR.
Par Jean-François Laforgerie
4ème édition de la Pride Radicale
à Paris, le 14 juin
La quatrième édition de la Pride Radicale aura comme mot d'ordre "Anti-guerre et contre les génocides : pour la dignité de tous-tes les migrants-es et une décolonisation globale". Elle aura lieu le dimanche 14 juin 2026 à Paris.
En juin 2024, près de 28 000 personnes s’étaient réunies lors de la Pride Radicale à Paris. L’objectif était alors de « rendre visibles et accessibles les luttes antiracistes, anticapitalistes et contre l'impérialisme sans lesquelles il est impossible de faire valoir les droits de toutes les personnes LGBTQIA+. » Aujourd’hui, les organisateurs-rices de cet événement expliquent que « compte tenu du contexte politique actuel, une quatrième édition est en route.
« La Pride Radicale est un regroupement de collectifs, associations et bénévoles indépendants-es, trans, pédés, gouines, handis-es, racisés-es et/ou migrants-es. Nous portons une Marche des Fiertés indépendante de l’Inter-LGBT par nous et pour nous tous-tes, loin des récupérations politiques ou capitalistes et de l’instrumentalisation de nos luttes », précise un communiqué de presse. Les éditions précédentes avaient connu un beau succès avec 30 000 personnes en 2021 (première édition de l’événement), 40 000 l’année suivante, puis 28 000 sur la dernière édition en date. L’événement n’a pas eu lieu en 2023.
Pour 2026, des revendications ont été mises en avant. Alors que plusieurs conflits armés se déroulent actuellement, les organisateurs-rices mettent en avant un engagement « Anti-guerre et anti-impérialisme ». « L'impérialisme naît d'une logique capitaliste de prédation des ressources et des personnes, ainsi il mène régulièrement à des guerres, des massacres, voire des génocides. Les crimes de guerre des rebelles au Kivu [continent africain], les bombardements US au Venezuela puis en Iran, tout comme la colonisation de la Palestine en sont des exemples actuels. Cet impérialisme est contraire aux intérêts des peuples et nuit à leur autodétermination. C’est pourquoi nous invoquons une union des peuples face à des gouvernements et des États bellicistes et/ou génocidaires (…) »
Autre sujet fort des revendications de 2026, un engagement « pour la dignité de tous-tes les migrants-es. » Et La Pride Radicale de développer : « Les personnes contraintes à l’exil ne doivent plus continuer à mourir à cause des politiques migratoires meurtrières qui les abandonnent quand elles ne les refoulent pas activement. Le capitalisme exploite les êtres humains lorsqu’il a besoin de leur travail, puis les rejette aux frontières dès lors qu’ils cherchent des conditions de vie plus dignes. Cette machine produit la précarité, laisse mourir celles et ceux qu’elle exploite, puis criminalise leur présence lorsquʼiels parviennent à traverser les frontières (…) Nous revendiquons la régularisation de toutes les personnes sans-papiers. Leur situation est fabriquée de toutes pièces par l'État. De même doit cesser la précarité administrative des personnes détentrices de titres de séjour, qui doivent faire face à une lourdeur administrative et des délais toujours plus longs. En maintenant les personnes migrantes dans l'irrégularité ou la dépendance, l’État cherche à instaurer un climat de peur et de soumission administrative. Nous revendiquons la libre circulation des personnes migrantes, quelles que soient les raisons de leur migration, ainsi que l’abolition des frontières. Face aux inégalités de conditions de vie et de survie, nous défendons une solidarité internationale entre les peuples. »
Dernier élément mis en exergue, l’engagement « pour une décolonisation globale. »
« La décolonisation structurelle que nous prônons est à la fois un processus et un but, radicaux et profondément globaux. La fin du statut politique colonial n'a pas fait disparaître la hiérarchie coloniale des institutions, des rapports sociaux, des imaginaires, des savoirs et de leurs conditions de production, des références culturelles et des attaches spirituelles. La décolonisation est l’abolition de cette hiérarchie. L’universalisme républicain sert de prolongement aux logiques coloniales. Il invisibilise des histoires, des cultures et des identités multiples en prenant pour référence le modèle occidental, supposément universel. À l’inverse, la décolonisation ouvre un espace pour la pluralité des récits, des façons d’habiter le monde et des possibilités d’existence (…). »
Plus d’infos sur le compte Instagram du collectif.
La Pride de Paris 2026
Cette année, la traditionnelle Quinzaine des Fiertés deviendra la Semaine des Fiertés, un événement plus concentré qui se veut plus intense et qui se déroulera du 20 au 27 juin 2026, explique le site Parisjetaime.com. « Dans tout Paris et sa métropole, un programme festif, artistique et militant rendra hommage à la diversité des identités LGBTQIA+ tout en affirmant la nécessité d'une mobilisation toujours plus grande. Organisée par Inter-LGBT, qui célèbre cette année 26 ans d'engagement, cette semaine proposera une série d'événements culturels, militants et festifs qui prépareront la ville à la grande Marche des Fiertés du samedi 27 juin 2026 à partir de 13h30. Partant du Palais Royal et arrivant place de la Nation, elle devrait rassembler des milliers de personnes, d'associations et de groupes autour de valeurs communes : l'égalité, le respect et la visibilité. Sur le site officiel de la Marche, les organisateurs-rices rappellent que la « Marche des Fiertés LGBT+ de Paris/Île-de-France, ce n’est pas qu’une fête. C’est une manifestation politique, construite par et pour les personnes LGBT+ et leurs alliés-es. Nous marchons pour dénoncer les violences, revendiquer l’égalité des droits, exiger des politiques publiques inclusives et rendre visibles celles et ceux que la société tente de faire taire. C’est aussi un moment de force collective, de partage, de célébration. Une occasion de se retrouver, de se soutenir, de se montrer unis-es face aux discours de haine. En 2026, nous marcherons encore : Parce que nos existences ne sont pas négociables ; Parce que nos droits ne sont pas une option ; Parce que la fierté est un acte politique. »