L’Actu vue par Remaides : « 17 mai : Les Ami.e.s du Patchwork des Noms célèbrent le Candlelight day »
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- 15.05.2026

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Les Ami.e.s du Patchwork des Noms
Par Jean-François Laforgerie
17 mai : les Ami.e.s du Patchwork des Noms célèbrent le Candlelight Day
Les Ami.e.s du Patchwork des Noms appellent à un rassemblement le 17 mai de 16 à 18 heures pour le Candlelight day, journée internationale du souvenir des personnes décédées des suites du sida. Cet événement se déroulera à Paris, sur le parvis du Trocadéro, esplanade des droits de l'Homme. À cette occasion, l’association publie un message d’appel qui souligne les enjeux actuels. Quelques infos clefs sur cet événement annuel et sa signification.
Qu’est-ce que le Candlelight Day ?
Le Candlelight Day, lancé en 1983 par le GNP+ (Réseau mondial des personnes vivant avec le VIH) (plus d’infos en anglais ici), est une journée internationale qui célèbre le souvenir de toutes les personnes décédées des suites du VIH/sida, elle a lieu chaque année le 3ème dimanche du mois de mai. Dans un texte publié en 2017 par Les Échos, Florence Thune, directrice générale de Sidaction, rappelait le sens de cet événement commémoratif. « C’est l’occasion pour des centaines d’organisations communautaires et des milliers d’acteurs de la lutte contre le sida répartis sur plus de 115 pays dans le monde de se mobiliser pour commémorer la mémoire des 36 millions de personnes décédées du sida depuis le début de l’épidémie et pour exprimer leur solidarité avec les 37 millions vivant aujourd’hui, au quotidien, avec le VIH », expliquait-elle. Elle y voyait aussi une occasion de « mobiliser les jeunes générations en leur rappelant que le combat n’est pas terminé. » « Plus largement, cette journée permet de rappeler à l’échelle internationale que les violences ou les répressions subies par les personnes homosexuelles, les personnes transgenres, les travailleurs.es du sexe, les détenus et les usagers de drogue font le lit de l’épidémie de VIH », développait la directrice générale de Sidaction.
Pourquoi se mobiliser ?
« Parce que l'épidémie de VIH/sida n'est pas finie, qu'un traitement qui guérit du VIH n'existe toujours pas ni un vaccin préventif », explique le texte d’appel au rassemblement. Et les Ami.e.s du Patchwork des Noms de poursuivre : « Parce que chaque année en France, c'est environ 1500 séropositifs-ves qui meurent à un âge moyen de 61 ans, à cause des comorbidités liées à l'infection (cancers, troubles cardio-vasculaires, pulmonaires, métaboliques, osseux, etc.), plus précoces et agressives avec le vieillissement prématuré des corps, en particulier chez les femmes, par rapport aux séronégatifs-ves ; Parce que 600 000 séropositifs-ves meurent chaque année dans le monde, s'ajoutant aux plus de 40 millions de morts-es depuis le début de l'épidémie. »
L’appel évoque aussi le contexte actuel de la lutte au plan mondial avec le « désengagement des pays les plus riches, en particulier les États-Unis et la France, du financement des programmes d'aides internationaux (par la France : réduction de 60 % de sa contribution au Fonds mondial, réduction de 38 % du budget de l'aide publique au développement ; par les États-Unis : suspension du PEPFAR et de l'USAID) provoque déjà des ruptures de traitements et l'arrêt de programme de prévention et sera responsable à terme de plus de six millions de morts-es supplémentaires en quatre ans. »
L’appel évoque aussi les discriminations que subissent toujours autant les personnes vivant avec le VIH. Se rassembler : « Parce que l'épidémie touche en France principalement des populations discriminées, minorisées et invisibilisées ; Parce que le rôle des pouvoirs publics est crucial, ne s'étant pas saisis du problème sanitaire que représentait l'épidémie à ses débuts, ils ne mettent toujours pas en œuvre les moyens suffisants pour parvenir à l'échéance 2030 de l'objectif de la fin des nouvelles contaminations ; Parce que l'extrême droite et ses discours stigmatisants prospèrent et sont relayés par les partis classiques jusqu'au sein du gouvernement français menant et laissant perdurer des actions néfastes à la lutte contre le sida (attaque régulière de l'Aide médicale d'État, pénalisation des clients des travailleurs-ses du sexe non abrogée, chasse aux usagers-es de drogue, sous-investissement de la prévention du VIH et des IST à l'école et à l'université, casse de l'hôpital public et fermetures d'hôpitaux de proximité, absence de réponse face aux agressions lgbtiphobes répétées, etc.). »
Rassemblement des Ami.e.s du Patchwork des Noms le 17 mai de 16 à 18 heures pour le Candlelight day, journée internationale du souvenir des personnes décédées du sida, à Paris, parvis du Trocadéro, esplanade des droits de l'Homme. M° Trocadéro L6-9.
- 16-17h : exposition de plusieurs patchworks ;
- 17h : cérémonie du souvenir, avec prises de paroles associatives et individuelles, déploiement de patchworks, lecture des noms des personnes concernées.