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    2020 : Le début de la fin !

    • Actualité
    • 14.01.2020

    Voici plus de 35 ans que AIDES et ses militants-es se battent sans relâche contre le VIH/sida et les hépatites virales. De nombreuses avancées ont marqué la décennie écoulée et ont conforté notre espoir de mettre fin à l’épidémie de VIH en France à l’horizon 2030.

    Mais, pour atteindre cet objectif ultime, des objectifs intermédiaires fixés par le ministère de la santé devaient être réalisés d’ici à 2020, dont les 3 x 95 : 95% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique ; 95% des personnes séropositives et dé¬pistées reçoivent un traitement antirétro¬viral ; 95% des personnes recevant un traite¬ment antirétroviral ont une charge virale durablement indétectable.

    Or nous sommes en 2020 et le Conseil national du sida et des hépatites virale (CNS), dans son avis du 21 novembre dernier, est catégorique : le compte n’y est pas et ce malgré les bonnes nouvelles en matière de baisse des découvertes de séropositivités constatées pour 2018 par Santé Publique France en 2019.

    Il nous reste donc encore beaucoup à faire si nous voulons coller à l’objectif de « Zéro contaminations » en 2030 et cela commence dès maintenant !

    Comment ? En réalisant nos vœux 2020 que voici !

    LE DÉPISTAGE ACCESSIBLE À TOUTES ET TOUS

    La démédicalisation de certains actes de dépistage, la généralisation du dépistage gratuit et sans ordonnance en laboratoire, la baisse du prix des autotests vendus en pharmacie, l’élargissement des horaires des permanences de dépistage en Ceggid et le déploiement de Centres de santé sexuelle sont autant de mesures indispensables pour permettre au plus grand nombre, notamment aux personnes les plus vulnérables, d’accéder au dépistage. AIDES poursuivra inlassablement son travail de plaidoyer pour permettre à ces avancées de voir le jour en 2020.

    UN ACCÈS UNIVERSEL AUX SOINS

    Les lois répressives telles que la restriction de l’accès aux soins des personnes étrangères y compris des demandeurs-euses d’asile, la loi de pénalisation des clients des travailleurs-euses du sexe ou les politiques répressives contre les drogues comme la loi de 1970 qui « fêtera » tristement son 50ème anniversaire font le jeu de l’épidémie. Ces lois entravent les personnes concernées, particulièrement vulnérables au VIH, dans leur accès au dépistage, mais également aux soins et aux traitements. Nous continuerons de lutter contre ces lois incohérentes pour pouvoir offrir à toutes et tous un accès égal à la santé.

    DES MAIRIES ALLIÉES DE LA LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA EN 2020

    Les élections municipales seront un enjeu majeur cette année. Cette échéance donnera aux candidats-es l’occasion de montrer leur implication concernant la santé, y compris sexuelle de leurs habitants-es. Cela sera également l’opportunité pour eux-elles de développer leur offre d’accompagnement communautaire en prenant en compte les besoins de l’ensemble de leurs citoyens-ennes, y compris les plus précaires et isolé-es. Nous le constatons avec les exemples de Paris et de Nice qui ont vu leurs découvertes de séropositivités chuter : les villes qui se donnent les moyens de lutter contre l’épidémie y parviennent.

    LA FIN DE TOUTES LES FORMES DE DISCRIMINATIONS SUBIES PAR LES PERSONNES VIVANT AVEC LE VIH

    Indétectable = Intransmissible. La formule est aussi simple que mal connue, y compris des professionnels-les de santé qui trop souvent continuent de discriminer les patients-tes séropositifs-ves, y compris ceux-celles sous traitement et indétectables. (In)former ces professionnels-lles et l’ensemble de la population sur cette réalité thérapeutique et lutter contre toutes les stigmatisations et discriminations encore trop présentes au quotidien sera, cette année encore au cœur de notre action.

    Nos combats sont loin d’être achevés. En 2020, nous comptons à nouveau sur votre soutien pour nous aider à faire de ces vœux une réalité.