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EN FAISANT AVANCER LA LUTTE CONTRE LE SIDA,
NOUS FAISONS AVANCER LA SOCIETE TOUTE ENTIERE.
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Valeurs / principes

    

Dimension communautaire, transformation sociale, action non gouvernementale et respect de la personne humaine sont au coeur des valeurs de AIDES.
 
 
 

  L'éthique de AIDES
 
Les principes éthiques concernent le respect des personnes dans leur identité, leur intégrité et leurs droits.
 

 

  Daniel Defert : «Je propose un lieu de réflexion, de solidarité, et de transformation, voulons-nous le créer ? »

 Forte du respect de l’identité de chacun et du non-jugement, AIDES s’engage à respecter l’identité culturelle des personnes, leur sexualité, leur style de vie, leurs appartenances idéologiques et leurs choix thérapeutiques.

 

AIDES est indépendante de toute famille religieuse, morale, politique ou scientifique, ainsi que des écoles scientifiques dont elle suit et peut parfois soutenir les travaux.

AIDES est un espace de libre confrontation d’idées et de choix sur tout ce qui touche au VIH, au sida et aux hépatites virales.

AIDES s’engage à respecter une obligation de confidentialité et d’anonymat vis-à-vis de toute personne, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’association.

La dimension communautaire

C'est la communauté gaie qui se mobilise à la création de AIDES. C'est à elle que s'adresse le président fondateur de AIDES dans sa lettre du 25 septembre 1984. La question de faire une association spécifiquement dédiée aux gays et aux communautés les plus exposées au VIH ne s'est pas posée lors de la création de AIDES mais nous sommes les héritiers de cette forme d'approche. Avec l’évolution de l’épidémie, ces communautés ont continué de se mobiliser, au sein de AIDES comme à l'extérieur, mais cette approche communautaire est restée un de nos principes fondamentaux. AIDES s'attache à rechercher avec les communautés constituées, mobilisées, les meilleurs moyens pour lutter contre les épidémies qui les concernent.
 
 La transformation sociale

Dès 1984, la mobilisation et sa forme communautaire se voient assigner une mission : il faut transformer les conditions de vie des personnes confrontées à l’épidémie de sida pour mieux leur permettre d'accéder à la prévention et aux soins. Il ne s’agit pas seulement de se soutenir, d’être ensemble, de prendre la parole avec force dans une période où personne ne connaît réellement les enjeux de l'épidémie ; il s’agit de faire en sorte que cette prise de parole, ces solidarités et le vécu collectif des difficultés fassent émerger les besoins et les revendications nécessaires à la lutte contre le sida et à la qualité de vie des personnes séropositives.
 
L'action non gouvernementale

AIDES est une « organisation non gouvernementale » parce que ce qu’elle propose répond à un besoin qui devrait, selon ses militants, être satisfait par l’action publique. AIDES travaille pour que des réponses aux besoins de la lutte contre le sida surgissent dans le cadre de l’action publique, quitte à ce que ce soit les militants qui mènent les travaux et actions nécessaires en amont, de manière expérimentale. Plusieurs de nos travaux de recherche communautaire, qui s'étaient avérés pertinents, ont ainsi permis à de nouvelles stratégies de s’imposer dans le cadre général de l’action publique. C'est le cas du dépistage communautaire à résultat rapide, un test de dépistage qui peut être pratiqué par des militants de AIDES, en dehors des centres médicaux, et qui est officiellement autorisé depuis novembre 2010.