Roselyne Bachelot dépistée à Vienne !

20/07/2010

Roselyne Bachelot annonce la pérennisation du dépistage démédicalisé mais ne convainc pas sur la mise en place de centres de consommation supervisée !
Enfin les choses sont claires…

Roselyne Bachelot est la première utilisatrice du dépistage démédicalisé hors protocole de recherche !

 

Roselyne Bachelot met fin à des mois d’hésitations et précise les propos qu’elle tenait hier dans Libération : oui, le dépistage démédicalisé comme le pratique AIDES dans le cadre du projet de recherche Com’Test mené avec l’ANRS va être autorisé par modification réglementaire et sa mise en oeuvre concrète sera effective dès 2011 dans 10 villes de France avec des budgets pérennes.

La ministre s’est faite dépister par un militant de AIDES, elle est ainsi la première personne utilisatrice du dépistage démédicalisé hors protocole de recherche.
 

Pour nous c’est un soulagement et la reconnaissance d’un travail intensif mené depuis plus de 2 ans pour prouver qu’un autre dépistage est possible.
 
Car les résultats de l’expérimentation parlent d’eux-mêmes :

- Plus de 90% de haute satisfaction pour les personnes testées,

- Un niveau de découverte de séropositivité 10 fois supérieur à celui réalisé en CDAG
- 38% de personnes dépistées qui n’avaient pas fait de test depuis plus de 2 ans.
 
Nous avons bien prouvé, par des résultats concrets, que l’offre démédicalisée de dépistage correspond à un réel besoin pour des personnes exposées aux risques et qui trouvent auprès des intervenants de AIDES un conseil adapté à leur situation.
 

 

Pour autant, des zones d’ombre subsistent sur d’autres aspects de la lutte contre le VIH et les hépatites virales :

- La taxation (droit de timbre (sic)) à l’entrée de l’Aide Médicale d’Etat : un projet injuste quand on sait que les personnes qui émargent sur l’AME sont majoritairement sans revenus
- La situation en Guyane : toujours pas d’engagement à la hauteur de la situation d’épidémie généralisée que connaît le département.
- La mise en place des programmes d’échanges de seringues en prison repoussée à une date ultérieure…
 

Quant aux salles d’injection sécurisées, on attend encore des précisions : 2 villes – Paris & Marseille seraient partantes pour lancer des centres de consommation supervisée mais la ministre annonce dans lemême temps une nouvelle concertation après la remise du rapport de l’INSERM.
Le risque étant qu’une concertation se succède à l’autre… comme un bon moyen de ne rien faire.
 
Néanmoins, en direct de Vienne, la lutte contre le sida avance !
 

Communiqué de presse en direct de la XVIIIe Conférence internationale sida de Vienne

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