Dimension communautaire, transformation sociale, action non gouvernementale et respect de la personne sont au coeur des valeurs et principes de AIDES
La dimension communautaire
C'est la communauté gaie qui se mobilise à la création de AIDES. C'est à elle que s'adresse le président fondateur de AIDES dans sa lettre du 25 septembre 1984. Même si dâemblée la question ne se posait pas de faire une association spécifiquement dédiée aux gays. En tout cas, câest de cette approche-là , par les communautés mobilisées, dont nous sommes les héritiers.
Avec lâévolution de lâépidémie, les communautés se mobilisent autant dans AIDES que hors de AIDES. Mais, toujours nous nous attachons à lâapproche communautaire. Câest à dire à rechercher avec les communautés constituées, mobilisées, les meilleurs moyens pour lutter contre le sida en ce qui les concerne.
La transformation sociale
Daniel Defert : «⦠je propose un lieu de réflexion, de solidarité, et de transformation, voulons-nous le créer ? ».
La mobilisation, et sa forme dâemblée communautaire, se voit assigner un destin : transformer les conditions de vie des personnes confrontées à lâépidémie.
Il ne sâagit pas seulement de se soutenir, dâêtre ensemble, de prendre la parole avec force dans une période où personne ne sait rien, ou si peu, sur le VIH/sida.
Il sâagit que cette prise de parole, que ces solidarités, que le vécu collectif des difficultés produise de la transformation sociale : que cela change la donne pour les personnes et pour lâépidémie.
L'action non gouvernementale
AIDES, en même temps quâelle est une association prenant appui sur lâapproche communautaire se veut une « association non gouvernementale ».
Ce qui ne veut pas dire quâelle est contre le Gouvernement ou quâelle ne sâadresse pas à lui. Bien au contraire, AIDES est du «non gouvernemental » parce que ce quâelle propose répond à un besoin qui devrait selon nous être satisfait par lâaction publique.
Nous contribuons à ce que des réponses innovantes surgissent dans le cadre de lâaction publique, quitte à mener nous même ces actions, de manière expérimentale, en souhaitant que lâexpérimentation de ces solutions sâavère pertinente au point de sâimposer dans le cadre général de lâaction publique.
A charge pour les pouvoirs publics de mener eux-mêmes ces actions ou de les faire mener par des associations ou leurs propres services.