DOSSIER DE PRESSE : A Washington, la lutte contre le sida au milieu du gué

Conférence internationale sur le sida 2012

18 Juillet 2012

DOSSIER DE PRESSE - AIDES se mobilise pour la 19e conférence internationale sida. Entre espoir de fin d'épidémie et désengagement de la communauté internationale, le combat contre la maladie connaît un tournant historique.

Du 22 au 27 juillet 2012, plus de 20.000 acteurs mondiaux se retrouveront à Washington D.C. pour la 19e conférence internationale sur le sida, organisée par l'International AIDS Society (IAS). Pour AIDES comme pour tous les activistes qui luttent depuis 30 ans contre la plus grande pandémie que l'humanité ait eu à affronter, les enjeux sont énormes. Cette conférence pourrait entrer dansl'histoire comme celle du tournant. Celle qui, enfin, fera émerger une prise de conscience mondiale pour en finir avec l'épidémie.

Le fait que cette conférence se tienne à Washington est en soi tout un symbole. Voilà 22 ans que les Etats-Unis n'avaient pas accueilli une conférence internationale sur leur sol (1). Et pour cause, jusqu'en 2010 les personnes séropositives étaient tout bonnement interdites de séjour sur le territoire américain. C'est Barack Obama qui, fin 2009, a mis un terme à une interdiction fondée sur la peur et l'ignorance.

La fin du sida est possible

Si le symbole est fort, l'espoir suscité par cette conférence est immense. Toutes les études récentes le démontrent : nous avons désormais les moyens techniques, scientifiques, pour mettre un terme à l'épidémie de sida. « Grâce aux traitements et à une bonne prise en charge, l'activité du virus dans l'organisme est tellement faible que les risques de transmission deviennent quasiment nuls », explique Bruno Spire, président de AIDES. La publication scientifique la plus récente évoque même 96% de réduction de transmission grâce aux seuls effets des traitements (2). « En permettant un accès universel à ces traitements, nous pouvons mettre fin à l'épidémie en trente ans.»

Entre espoirs et inquiétudes

Sur le papier, le combat peut être gagné. Sur le terrain, les obstacles restent gigantesques. Car pour atteindre cet objectif désormais réaliste, tout est question de moyensfinanciers et de volonté politique.

« La fin de l'épidémie est là, toute proche, à portée de main », explique Bruno Spire. « Mais nous sommes au milieu du gué. Pour atteindre l'autre rive il faut que chaque malade ait accès à une prise en charge de qualité, quels que soient son pays, son genre, sonorientation sexuelle, ses pratiques ou sa catégorie sociale. Une hausse desfinancements est indispensable, mais d'autres leviers seront nécessaires : tant que les malades et les populations vulnérables seront stigmatisés et criminalisés par leurs propres dirigeants, un monde sans sida restera impossible».

Et de conclure : "Les politiques ont désormais le pouvoir d'arrêter le sida. C'est d'un sursaut mondial dont nous avons besoin, chaque pays doit assumer sa part de responsabilité."

Le mot d'ordre de cette 19e conférence internationale ne dit d'ailleurs pas autre chose :

"Turning the tide together"

("Ensemble, inversons la tendance")

Suite à lire dans le dossier de presse ci-joint

(1)  La dernière conférence : « AIDS in the Nineties: From Science to Policy » a eu lieu en 1990 à San Francisco

(2) http://www.hptn.org/research_studies/hptn052.asp






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