Sondage CSA pour AIDES : Les Français disent NON aux franchises médicales. Et les politiques ?

Des résultats sans appel

10 Avril 2012


Depuis le 1er janvier 2005, dans un objectif affiché de retour à l’équilibre des comptes du système de santé, une participation de 1€ est automatiquement déduite des remboursements des consultations médicales. De même, depuis le 1er  janvier  2008, une retenue de 0.50 centime est effectuée sur chaque boîte de médicaments.

 
Le sondage CSA pour AIDES publié aujourd’hui 10 avril 2012 (rapport téléchargeable ici) indique qu’une majorité de Français reste hostile à ces mesures. Ainsi, 65% des personnes interrogées estiment qu’elles vont plutôt dans le mauvais sens car elles pénalisent les personnes les plus malades ou les plus démunies et peuvent générer un retard dans l’accès aux soins (1). Ce sondage montre également le profond attachement des Français aux valeurs de solidarité et d’égalité devant le soin. En effet plus de 8 Français sur 10 se disent favorables à une dispense de paiement des franchises pour :
-        les personnes touchées par une maladie chronique ou en affection longue durée (87% d’opinions favorables)
-        les personnes vivant sous le seuil de pauvreté (moins de 954€ par mois), comme les bénéficiaires de minimas sociaux par exemple (80% d’opinions favorables)
 
« Faire payer la crise aux malades est une injustice sur le plan social, mais c’est aussi un non-sens sur le plan économique. Cela ne génère que renoncement et retard dans l’accès aux soins, donc complications médicales et à terme, surcoût pour la collectivité. Les français, dont beaucoup vivent cela au quotidien, l’ont bien compris », explique Christian Andreo, directeur des actions nationales de AIDES (2).
 
AIDES rappelle le poids insupportable que font peser ces «  restes à charge » sur la vie des malades et leur capacité à se soigner : 500 euros par an en moyenne pour une personne séropositive sous traitement. Soit près d’un mois d’Allocation Adulte Handicapé ! Alors que la Caisse Nationale d’Assurance Maladie s’apprête à réclamer aux malades 314 millions d'euros de franchises médicales non récupérées, il serait temps que l’on se souvienne du mot d’ordre des Ni Pauvres Ni Soumis : « Nous ne sommes pas coupables d’être malades » !
 
Qu’en pensent les présidentiables ? Interrogés par AIDES et Seronet.info (3), Eva Joly, Jean Luc Mélenchon & Philippe Poutou demandent leur abrogation. Si à droite François Bayrou est mesuré, il serait étonnant que Nicolas Sarkozy, qui a inventé l’impôt sur la maladie, revienne sur sa création. Quant à François Hollande, après avoir manifesté à nos côtés pour dénoncer l’injustice des franchises, peut-il décemment renoncer à leur suppression s’il parvient au pouvoir ?
 
Non à l’impôt sur la maladie : votez pour le candidat qui aura le courage d’agir !

(1) Comme l’a démontré l’IRDES, Le renoncement aux soins pour raisons financières   Questions d'économie de la santé n°169 et n°170, novembre 2011
(2) Interview vidéo de Christian Andreo sur les franchises médicales
(3) http://www.facebook.com/notes/aides/2012-franchises-stop-ou-encore-/343550815692373

 





Contact

Contact presse : Tony Fortin (AIDES) 06 28 59 23 44 / Helène Taboury (CSA) 01 44 94 34 02





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