Le 190 ne doit pas fermer, notre santé en dépend !

19 Septembre 2014

C’est avec étonnement et colère que nous apprenons par un communiqué de Sida Info Service la menace qui pèse sur le 190, centre de santé sexuelle à Paris.

Ce centre de soins réunit, en un même endroit, plusieurs activités liées à la sexualité, au VIH et aux IST (dépistage, information, soins, suivi, etc.). Il est le premier, et le seul du genre en France.

« Cette situation est intolérable » déclare Bruno Spire, Président de AIDES : «  Chaque jour, nous constatons sur le terrain que les personnes les plus vulnérables au VIH manquent cruellement de dispositifs permettant de prendre en charge leur santé sexuelle sans discrimination et en accord avec leur vie et leurs pratiques. »

Depuis son ouverture, le 190 a montré le rôle crucial d’un centre de santé sexuelle dans l’accès aux soins des personnes séropositives ou vulnérables au VIH et la prise en compte de leurs besoins de santé spécifique.

Que vont devenir les centaines de personnes suivies par le centre ?

Où allons-nous orienter les personnes que nous rencontrons dans le cadre de nos actions de dépistage rapide et qui expriment le besoin d’une prise en charge adaptée de leur santé sexuelle ?

Le système de santé tel qu’il existe actuellement ne permet pas la prise en compte de ces besoins. C’est un fait. Les obstacles réglementaires sont légions, le modèle économique permettant de financer de façon pérenne ces dispositifs n’existe pas et pendant ce temps là, l’épidémie de VIH continue de progresser chez les gays.

Le 190 ne doit pas fermer, c’est au contraire une myriade de centres de santé sexuelle qui doivent ouvrir et nous demandons que leur financement soit inscrit au PLFSS dès 2015.

La santé de nos communautés en dépend.





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Christian ANDREO : 0688246135