8 mars 2011 : FEMMES ET ENFANTS DEHORS !

Dernière Journée de la Femme pour les étrangères malades ?

07 Mars 2011

Le Gouvernement célèbre à sa façon la Journée de la Femme.

 

Les femmes représentent 50% de la population mondiale vivant avec le VIH, et 60% de la population vivant avec le VIH en Afrique subsaharienne. Dans les Caraïbes, les jeunes femmes sont environ 2,5 fois plus susceptibles d’être infectées par le VIH que les jeunes garçons.

 

Dans le monde, la vulnérabilité accrue des femmes à l’infection par le VIH est issue de facteurs biologiques, sociaux, économiques, juridiques et culturels. Par conséquent, les femmes paient un lourd tribut à l’épidémie de VIH.

En effet, selon l’ONUSIDA[1] :

Le VIH est la première cause de maladie et de décès chez les femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) dans le monde.

En Afrique australe, la prévalence du VIH parmi les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans est en moyenne trois fois plus élevée que celle observée chez les hommes de la même tranche d'âge.

70% des femmes dans le monde sont confrontées à la violence.

 

En France, une femme est contaminée par le VIH toutes les 6 heures. Plus de la moitié de ces femmes sont de nationalité étrangère[2], c’est la raison pour laquelle le Plan National de lutte contre le VIH et les IST préconise « d’assurer la qualité et la précocité d’une prise en charge sociale et administrative pour les étrangers migrants atteints de pathologie grave vivant en France ».

Las, le gouvernement n’a visiblement cure de ce que préconise le Ministère de la Santé et prépare la mort par charter assistée de milliers d’étrangères malades (et de leurs enfants), cordialement invitées à retourner mourir dans leur pays.

 

Demain mardi 8 mars 2011, 100e Journée Internationale de la Femme, l’Assemblée Nationale examine le Projet de loi sur l’immigration. Cette loi, si elle est promulguée en l’état, rendra potentiellement expulsable toute personne étrangère vivant en France et atteinte d’une pathologie grave, sans aucune garantie d’accès aux soins dans son pays d’origine.

 

Triste journée que cette Journée de la Femme 2011. Mais nous ne baissons pas les bras pour autant : associations, médecins et sociétés savantes en appellent à la mobilisation citoyenne et à la sagesse du législateur. Nous demandons aux parlementaires de privilégier les arguments rationnels aux considérations idéologiques, et de rejeter ces amendements contraires aux impératifs élémentaires de santé publique et de déontologie médicale.

 

Rendez-vous sur : http://unmotdesmorts.org/

 

Et signez la pétition sur le site de AIDES

 

 

[1] http://www.unaids.org/fr/resources/presscentre/featurestories/2010/march/20100302womenhiv/

 

 







Contact

Antoine Henry

06 10 41 23 86



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