Ségolène Royal, ça manque de concret
Ségolène Royal a dévoilé hier son programme dans lequel figurent la plupart des thématiques relatives à la santé et la lutte contre le VIH/sida mais AIDES l’appelle à plus de précision et d’engagement, notamment en répondant aux revendications que l’association lui a fait parvenir.
"Rétablir les moyens pour les soins aux étrangers en situation irrégulière"
Tant que l’objectif de l’accès universel aux soins ne sera pas atteint, la France a le devoir de mettre en oeuvre une politique spécifique pour les personnes séropositives ne pouvant bénéficier d’une prise en charge dans leurs pays d’origine. Celle-ci passe par l’accès à la Couverture Maladie Universelle pour toute personne précarisée résidant en France, y compris aux étrangers en situation irrégulière.
"Adapter les conditions d'attribution de l'allocation adultes handicapés (AAH) aux maladies évolutives à diagnostic incertain".
Les conditions de vie des personnes touchées par une pathologie chronique évolutive seront améliorées quand l’AAH sera revalorisée à hauteur du SMIC et que son accès sera garanti aux personnes concernées. Actuellement, plus du quart des personnes vivant avec le VIH/sida ont une invalidité reconnue donnant droit à des prestations et 43% des personnes séropositives en âge de travailler n’ont pas d’activité professionnelle.
"Défendre l'accès aux soins des malades dans les pays en développement, par la promotion de médicaments génériques moins coûteux."
Le développement des médicaments génériques est un axe primordial dans la lutte contre le sida notamment pour parvenir à l’accès universel aux traitements. Il nécessite cependant une volonté politique forte face aux initiatives des laboratoires contre les producteurs de génériques. A ce sujet, AIDES appelle la candidate à s’engager sur le procès à venir de Novartis contre le gouvernement indien.
De plus, AIDES demande le maintien de la taxe sur les billets d’avion, l’augmentation du volume financier global destiné à la lutte contre le sida et l’augmentation des volumes d’Aide publique au développement consacrés à la santé.
Enfin, la candidate est floue en proposant de garantir l’égalité des droits pour les couples de même sexe’ sans s’engager fermement pour l’autorisation du mariage ce que AIDES revendique au même titre que l’autorisation de l’adoption plénière.







