Les réponses de Dominique Voynet à nos revendications
21 mars 2007
Pour une lutte mondiale contre le sida à la hauteur des enjeux !
Les Verts soutiennent totalement ces revendications.
UNITAID est une initiative internationale intéressante. Lancée officiellement en septembre 2006 en marge de l’Assemblée Générale des Nations unies par la France, le Brésil, le Chili, la Norvège et le Royaume Uni, elle vise à faciliter un accès universel aux médicaments contre le sida, la tuberculose et le paludisme à un prix acceptable, passant notamment par l’utilisation de génériques.
Cette initiative ne doit pas occulter le fait que les engagements précédents n'ont pas été tenus : la communauté internationale s’était engagée en 2001 à financer un plan mondial de contrôle de la pandémie pour un montant annuel de 10 milliards de dollars, les versements ont hélas été beaucoup plus modestes…
Les Verts sont favorables à la tenue par la France de ses engagements et au rattrapage du retard déjà pris. Une hausse de la contribution de la France serait même, à terme, souhaitable : il est en effet nécessaire de soutenir le Fonds Mondial face au PEPFAR (rejoint par les USA) qui conçoit la prévention en terme d’abstinence, de fidélité, et qui en exclut toxicomanes, prostitué-e-s…
Le leadership acquis en la matière, notamment grâce à Jacques Chirac dont le travail mérite sur ce point d'être salué, doit se concrétiser et devenir un leadership des actes.
En complément du travail multi-latéral, les coopérations bilatérales peuvent et doivent se renforcer, dans deux domaines prioritaires : la prévention et l'éducation à la santé, et la formation des « agents de santé » locaux, souvent issus des ONG, des associations de malades, des communautés villageoises… Le nombre de personnes infectées par le VIH a doublé en 10 ans, passant de 20 millions à 40 millions entre 1995 et 2005.
Pour des conditions de vie décentes !
L'AAH concerne des personnes de statut divers, leur point commun est d'avoir une capacité de travail réduite de façon importante. Beaucoup sont des personnes présentant un handicap physique ou intellectuel, des personnes atteintes de maladie mentale. Nombreuses sont les personnes en difficulté, bénéficiaires du RMI, qui font une demande d'AAH. La différence de revenu entre RMI et AAH est relativement importante, mais la frontière entre ceux qui bénéficient de l'AAH et ceux à qui elle est refusée est parfois floue. Nous ne pensons pas qu'on puisse revaloriser l'AAH à hauteur du SMIC sans rediscuter de l'ensemble des minima sociaux, des revenus des salariés en précarité, souvent à temps partiel, d'un revenu d'existence pour tous. Néanmoins, nous sommes bien conscients du fait que la situation dramatique de certaines personnes appellent des mesures urgentes.
Enfin, de façon très pratique, les délais de traitement des dossiers devront être très nettement accélérés.
Le problème du logement est crucial pour de nombreuses catégories de la population, notamment les personnes âgées ou les personnes vivant avec des enfants. Plus que l'octroi de multiples priorités la solution nous semble être une politique offensive pour que chacun puisse bénéficier d'un logement. Cela n’interdit pas, bien entendu, de répondre aux besoins des personnes malades, qui représentent souvent des urgences vitales. C’est pourquoi nous sommes favorables à la reconnaissance du caractère prioritaire des personnes atteintes de pathologies lourdes dans l’accès au logement ; nous soutenons également une augmentation massive des Appartements de Coordination Thérapeutique, nécessaire dans un pays où ils sont 500 pour 4700 demandes. Il faut enfin tendre à ce que les logements d’urgence deviennent des logements pérennes, afin de favoriser l’insertion des personnes malades. Ces mesures sont à la fois des mesures de justice sociale et des mesures de santé publique, quand on sait la difficulté qu’il y a à se soigner pour qui n’a pas de logement stable.
Etendre la loi de 1987 sur l'obligation d'emploi des personnes handicapées aux personnes souffrant d'affection reconnue ALD favoriserait effectivement leur accès à un emploi. Cette réforme devrait peut-être s’accompagner d’une augmentation du taux d’emploi obligatoire, puisqu’elle consisterait en un élargissement de l’éventail de la population concernée.
Pour l’égalité des chances face à la prise en charge de la maladie !
Un rapport de l’Observatoire du droit à la santé des étrangers (au sein duquel Aides siège au côté de dix-sept autres associations), a montré en 2003, que le « droit au séjour pour raisons médicales » était devenu un droit virtuel. Les diverses mesures tendant à restreindre l’accès à l’AME vont dans le même sens : sur fo







