Marie-Georges Buffet

Horacio Villalobos / Corbis / ©TBWA\Paris
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Rencontre avec une délégation du PCF



Le 4 avril, une délégation de AIDES a été reçue au siège du Parti communiste français, en présence notamment du directeur de campagne de Marie-Georges Buffet.



Quelques semaines après avoir arpenté les rues du très chic 7e arrondissement de Paris pour se rendre au siège de l’UDF, la délégation de AIDES a cette fois traversé le populaire 19e arrondissement pour répondre à l’invitation du PCF.


Christian Saout, président de AIDES, et Marie-Georges Buffet, candidate du PCF, ayant été empêchés, c’est Vincent Pelletier, directeur général de AIDES, et Patrice Cohen-Seat, directeur de campagne de M-G. Buffet, qui ont emmené leur délégation respective.


Vincent Pelletier a tenu tout de suite à faire état du plaisir que nous avons eu à la lecture des réponses de Marie-Georges Buffet à notre plate-forme de revendications [LIEN]. Ces réponses démontrent que sur bien des sujets, le Parti communiste répond aux attentes de AIDES.


Loin de la confrontation d’opinions contradictoires, la rencontre a permis de constater la volonté du PCF de continuer à œuvrer, à côtés des associations, à la lutte contre le sida. Sur ce sujet du lien entre les associations et les forces politiques, Patrice Cohen-Seat a tenu à présenter un projet novateur du PCF, la création, en remplacement du sénat, d’une chambre recueillant les initiatives des associations et des collectivités territoriales. Le PCF entend ainsi donner les moyens aux associations de pouvoir réellement intervenir sur le champ politique. AIDES partage cette volonté. Nous voulons changer la société, faire en sorte que les malades soient plus écoutés, ne pas nous cantonner à ce rôle que nous confie souvent l’Etat : « celui de prestataire de service, de gestionnaire de l’épidémie », pour reprendre les mots d’Olivier Denoue, directeur de la communication de AIDES.


Autre préoccupation commune, celle de faire émerger un réel débat sur la santé. Aujourd’hui, celle-ci n’est abordée que de façon biaisée, via le déficit de la sécurité sociale, sans qu’il soit possible de pouvoir poser les vrais enjeux, ni même de proposer des solutions alternatives pour résoudre ce déficit.
Les deux délégations se sont quittées avec la volonté et la certitude de continuer à travailler ensemble pour imposer des solutions visant à enrayer l’épidémie de VIH/sida, à améliorer la place des malades dans la société, et à construire ainsi une société plus accueillante, plus tolérante.