Manifestation Ni Pauvre Ni Soumis
Manifestation Ni Pauvre Ni Soumis
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Ni Pauvre Ni Soumis



On en attendait entre 20 000 et 25 000. Pourtant, ce sont près de 30 000 personnes qui ont manifesté, samedi 29 mars, à l’appel du collectif Ni pauvre ni soumis. 30 000 personnes venues dire qu’elles n’acceptaient plus que handicap et maladie rime avec pauvreté.



Cette grande manifestation nationale a permis de montrer au gouvernement la volonté des personnes en situation de handicap, des malades et de leurs associations d’obtenir la création d’un revenu d'existence décent, c'est-à-dire un revenu personnel égal au montant du smic brut pour les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler. A la fin de la manifestation, une délégation s’est rendu à l’Elysée pour remettre les dizaines de milliers de pactes signés sur le blog http://www.nipauvrenisoumis.org, dans les délégations des associations…

Ce pacte, vous pouvez continuer à le signer et à le faire signer. C’est un outil important pour montrer le soutien de l’ensemble de la population au mouvement Ni pauvre ni soumis.


Pour AIDES aussi, la mobilisation a été importante. Notre cortège a rassemblé environ 500 militant(e)s et personnes accueillies, dont plus de 300 venues des régions. La mobilisation de AIDES a été très forte parce qu’elle s’inscrit au cœur de notre activité quotidienne. Les personnes séropositives sont très massivement touchées par la double peine que représente la pauvreté. Près d’une personnes séropositive sur deux est privée d’emploi ; une personne séropositive sur quatre survit avec le RMI ou l’allocation aux adultes handicapés (628,10 euros par mois).


Heureux de cette forte mobilisation, fiers de nous retrouver aux côtés de personnes en situation de handicap ou atteintes d’autres maladies, nous n’allons pas nous arrêter là. Le combat prendra diverses formes (manifestations, échanges avec le gouvernement, les parlementaires…), mais il se poursuivra jusqu’à ce que nous arrivions à construire une société plus solidaire, une société qui ne condamne pas ses citoyen(ne)s atteints de maladies invalidantes ou en situation de handicap à vivre sous le seuil de pauvreté.


D’ores et déjà, les associations ont rendez-vous avec Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, mardi 1er avril. Nous lui rappellerons notre exigence de voir créer pour le 1er janvier 2009 un revenu d’existence. D’ici là, nous insisterons pour que toutes les allocations et pensions soient revalorisées de 5%.


Dans moins de deux semaines, c’est dans la rue que nous avons rendez-vous pour rappeler notre opposition aux nouvelles franchises qui pèsent très fortement sur le petit budget des malades. Le 12 avril, devant le ministère de la Santé et devant de nombreuses préfectures, des citoyens opposés aux nouvelles franchises se rassembleront pour déposer leurs boîtes de médicaments vides (plus d’infos sur : http://www.grevedesoins.fr/index.php?option=com_google_maps)