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pas de remise en cause du droit au masquage dans le Dossier Médical Personnel!



AIDES a fini par quitter les instances de préparation du Dossier Médical Personnel (DMP), faute de voir ses attentes prises en compte. Raison de plus pour rester vigilant sur les évolutions qui se préparent.



Ainsi, alors même que le droit au masquage des données de santé particulièrement sensibles avait été arbitré par un comité d’orientation du DMP au printemps 2006, un syndicat de médecins (la Confédération des syndicats médicaux français) s’évertue à revenir en arrière. Il a obtenu du Ministre de la Santé et des Solidarités qu’un rapport soit demandé à Pierre-Louis Fagniez, Chirurgien, Député du Val-de-Marne.

Les auditions conduites par le député ont amené AIDES à réitérer des positions maintenant bien connues sur les raisons pour lesquelles nous réclamons le masquage par le patient de ses données de santé de façon invisible sur le DMP.

Mais, nous n’avons guère été entendus puisque le député Fagniez recommande l’application d’un concept assez baroque, celui de « l’omission partagée ». Selon lui, c’est le patient qui doit se mettre d’accord avec le médecin pour masquer dans son dossier les données qu’il ne souhaite pas voir y figurer, parce qu’il craint d’être rejeté des soins chez un spécialiste, comme le dentiste, par exemple, situation que nous avons déjà maintes fois déplorée.

Un syndicat de médecins minoritaire arrive à imposer contre les patients et tous les autres syndicats de médecins un point de vue qui risque d’être demain transcrit dans le décret relatif au DMP. C’est une nouvelle conception de l’intérêt général !

Dans un tel contexte, AIDES réaffirme son opposition à la remise en cause d’un droit au masquage invisible sur lequel tout le monde s’était pourtant mis d’accord.