La France au G8 : la honte !
Toyako, le 8 juillet 2008
Le Président de la République française a refusé de rencontrer les associations françaises présentes à Toyako suite au rendez-vous annulé de vendredi 4 juillet. Cet entretien était très attendu par AIDES afin d’interpeller Nicolas Sarkozy sur les manquements de la France en terme de financement de la lutte contre le sida.
A la tête de l’Union européenne et contributeur important au financement mondial de la lutte contre le sida, la France avait un rôle primordial à jouer lors de ce G8 pour la mise en place d’échéances fermes et d’objectifs précis afin d’assurer l’accès universel aux traitements du sida en 2010.
La situation est d’autant plus honteuse que la France accuse un retard de 170 millions d’euros pour le financement de la lutte contre le VIH/sida. La part équitable que la France doit financer est de 4,7% des dépenses des pays riches. Elle n’a pourtant déboursé que 3%.
Entre 2006 et 2007, l’Aide Publique au Développement française a chuté et la date pour atteindre les 0,7% du RNB consacré à l’APD reportée à 2015 au lieu de 2012 (voir CP du 30 juin 08). L’objectif de ce rendez-vous était également de faire pression sur le Président français afin qu’il s’engage sur un calendrier clair d’augmentations budgétaires annuelles pour atteindre l’objectif des 0,7%. Il revient à la France d’exercer un véritable leadership en la matière en atteignant l’objectif européen collectif de 0,56 % d’ici à 2010.
Au-delà du financement de la lutte contre le sida, réunir les membres du G8 autour d’une déclaration commune abolissant les restrictions à la circulation des personnes séropositives nous semblait objectivement réalisable par le caractère peu coûteux de cette annonce pourtant si importante pour les 33 millions de personnes séropositives dans le monde. « Il s’agit plutôt d’un non-engagement. La déclaration du G8, trop floue, fournit une excuse aux USA et à la Russie pour continuer à violer les droits des personnes séropositives. » déclare Emmanuel Trenado, directeur des programmes internationaux de AIDES.
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A Paris : Marjolaine Bénard / + 33 1 41 83 46 53 / +336 10 41 23 86







