Contre les franchises, on ne baisse pas les bras
Si la mobilisation a pris une autre tournure depuis l’adoption des franchises à la fin de l’année dernière, force est de constater que leur refus continue à s’exprimer haut et fort.
La décision de Bruno-Pascal Chevalier, ancien président de AIDES 91, de faire une grève des soins a réintroduit dans les médias la mobilisation contre les franchises. Par courrier, sur les marchés, par mail, plusieurs centaines de personnes signent chaque jour la pétition que vous pouvez trouver sur le blog de Bruno-Pascal Chevalier : http://grevedesoins.fr.
Profitant de la clôture des Etats généraux de l’organisation des soins, vendredi 8 février, les structures membres du collectif national contre les franchises et plusieurs associations de malades ont appelé à un rassemblement qui a réuni quelques centaines de personnes.
Chronique associés, un collectif d’associations de malades chroniques (dans lequel AIDES est investi), n’est pas non plus en reste. Le collectif a envoyé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, demandant notamment que « les franchises soient suspendues et discutées dans le cadre du grand débat sur le financement de la santé » que le président de la République a prévu d’organiser dans les mois qui viennent. Cette lettre ouverte a rencontré un écho non négligeable dans la presse.
AIDES continue aussi à se mobiliser directement. Lors de son audition par les député(e)s du groupe d’études sida (15 janvier) et de son rendez-vous avec Roselyne Bachelot-Narquin, la ministre de la Santé, le président de AIDES, Bruno Spire, a rappelé notre refus des franchises et notre volonté de voir au moins les malades les plus précarisés être exonérés.
Nous ne baissons pas les bras, même si les dernières nouvelles en provenance du ministère de la Santé sont peu encourageantes. Le cabinet de la ministre s’oriente en effet vers une solution où les personnes en difficulté seront autorisées à solliciter une prise en charge par le Fond national d'action sociale (Fnas) dont dispose chaque caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Cela ne nous satisfait pas puisqu’il faudrait avancer les 50 euros de franchise, solliciter sa CPAM, attendre longtemps, très longtemps, la réponse ; réponse qui ne serait pas obligatoirement positive puisque le remboursement serait à l’appréciation des CPAM.
AIDES s’est par ailleurs engagée aux côtés d’une cinquantaine d’associations de malades, de personnes handicapées… au sein du collectif interassociatif "Ni pauvre ni soumis". Nous reviendrons très prochainement sur ce collectif qui revendique la revalorisation de l’AAH, des pensions d’invalidité, l’accès à la CMU-complémentaire pour les bénéficiaires de l’AAH.... et, au-delà, la création d’un revenu d’existence (égal au smic) pour les personnes en situation de handicap, atteintes de maladie invalidante ou victimes d’accident du travail. En attendant, n’hésitez pas à visiter son blog : http://www.nipauvrenisoumis.org







