Roselyne Bachelot et Bruno Spire
Roselyne Bachelot et Bruno Spire, président de AIDES
Stéphane Blot / ©AIDES
Roselyne Bachelot fait son parcours de VIH
Roselyne Bachelot fait son parcours de VIH
Stéphane Blot / ©AIDES
Roselyne Bachelot fait son parcours de VIH
Roselyne Bachelot fait son parcours de VIH
Stéphane Blot / ©AIDES
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Le parcours de VIH de Roselyne Bachelot



Vendredi 28 mars, à l’occasion du Sidaction, la ministre de la Santé est venue à la rencontre des militant(e)s de AIDES, à Pantin (Seine-Saint-Denis)



Roselyne Bachelot a profité de la rencontre pour annoncer la mise en place des tests de dépistage rapide du VIH par des non-médecins, revendication portée par AIDES depuis plusieurs mois. En permettant à de nombreuses personnes de connaître beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui leur séropositivité, les tests rapides pourraient permettre d’éviter de nombreuses contaminations. Une première expérimentation devrait avoir lieu d’ici la fin de l’année.


La rencontre a aussi été l’occasion pour Roselyne Bachelot de participer au Parcours de VIH, un outil que AIDES a mis en place il y a quelques années pour permettre à des responsables politiques, des citoyens, des médecins de se mettre pendant quelques minutes dans la peau d’une personne séropositive.

 

Devenue Amélie, ex-consommatrice de drogues atteinte du virus de l’hépatite B, la ministre de la Santé a appris au début de son parcours qu’elle avait été contaminée par le VIH. Elle a dû faire face au peu d’intérêt de son médecin, à l’incompréhension de son employeur, au rejet de son conjoint…

 

Le débriefing qui a suivi a permis aux militant(e)s de AIDES présents de dire à quel point le parcours rapide d’Amélie ressemblait à leur vie, une vie quotidienne de plus en plus difficile étant donné l’accumulation de forfaits, franchises, déremboursements de médicaments, dépassements d’honoraires qui viennent grever un budget déjà très faible. Plus de 40% des personnes séropositives sont en effet privées d’emploi. Elles sont condamnées, du fait de leur maladie, à vivre sous le seuil de pauvreté et à subsister avec le RMI, l’allocation aux adultes handicapés, ou une pension d’invalidité.