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Se faire vacciner contre les hépatites A et B



Certaines pratiques ou situations nous exposent plus particulièrement au risque de contracter une hépatite A ou B. La vaccination est recommandée dans les cas qui suivent…



 

Virus présents + Pratiques à risques

= Vaccination utile

 

 

Hépatite A



Pratiques à risques vis-à-vis de l’hépatite A


Anulingus (pratique sexuelle bouche-anus) ;

Manger des aliments mal lavés ou boire de l’eau souillée ;

 

Situations à risques vis-à-vis de l’hépatite A

Voyager ou vivre dans des pays à forte endémie : avant de partir, il faut toujours vérifier quels sont les vaccins conseillés dans le pays de destination, soit sur le site du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr), soit sur le site de l’Institut de Veille Sanitaire (www.invs.sante.fr). Plus la prévalence (le nombre de personnes porteuses du virus) est grande, plus le risque est grand.

En savoir plus sur l'hépatite A

 

Hépatite B

 

 

Pratiques à risques vis-à-vis de l’hépatite B


Relations sexuelles non protégées (anal, vaginal, oral) : le virus de l’hépatite B est présent dans le sperme et les sécrétions vaginales ;

Partage de matériel lié à la consommation de drogues : seringue, aiguille, coton, cuillère, filtre, eau, tampon d’alcool, paille de sniff, etc ;

Tatouage, piercing acupuncture si le matériel n’est pas correctement stérilisé ou à usage unique;

Partage d’objets pouvant être en contact avec le sang : rasoirs, brosses à dents, ciseaux, coupes-ongles, etc;

Grossesse, accouchement, allaitement : risque de transmission de l’hépatite B de la mère à l’enfant si la mère est infectée avant ou pendant la grossesse.

 

 

Situations à risques vis-à-vis de l’hépatite B

 

1. Voyager ou vivre dans des pays à forte endémie : avant de partir, il faut toujours vérifier quels sont les vaccins conseillés dans le pays de destination, soit sur le site du ministère de la Santé (www.sante.gouv.fr), soit sur le site de l’Institut de Veille Sanitaire (www.invs.sante.fr). Plus la prévalence (le nombre de personnes porteuses du virus) est grande, plus le risque est grand.

2. Dans certaines communautés de vie ou certains groupes de population auxquels nous appartenons, la circulation du virus est plus importante que dans la population générale. La vaccination est alors encore plus utile. Parmi ces groupes, on peut citer les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les  consommateurs de drogues par injection, les personnes voyageant souvent dans des pays où l’hépatite B est très fréquente (Asie, Afrique). 

 

En savoir plus sur l'hépatite B

 

 

Comment se faire vacciner

contre les hépatites A et B ?



Tout ce que vous devait savoir pour vous faire vacciner : schéma vaccinal, remboursement et rappels.

Les vaccins contre les hépatites sont généralement très bien tolérés.

Pour les personnes exposées aux virus des hépatites il y a plus de bénéfices à la vaccination que de risques d’effets indésirables.


N’oubliez pas : il existe un vaccin contre l’hépatite A, un vaccin contre l’hépatite B mais pas de vaccin contre l’hépatite C !


En savoir plus sur l’hépatite Ci

 

 

Vaccin contre l’hépatite A

 

La vaccination


Deux injections sont généralement nécessaires :


   1ère injection                                               2ème injection

 

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       Mois 0                                         6 à 12 mois après la 1ère injection

 

 

Remboursement

 

Le vaccin contre l’hépatite A n’est pas remboursé. Il faut deux injections. Pour les adultes, il coûte 38€ (Havrix) à 40€ (Avaxim). Par ailleurs, le vaccin combiné Twinrix, contre les hépatites A et B, n’est pas remboursé (51€ par injection, il en faut trois).


Rappel(s)

 

Le vaccin contre l’hépatite A est réputé offrir une protection sur 10 à 20 ans.

 

 

Vaccin contre l’hépatite B

 

La vaccination


Trois injections sont généralement nécessaires : le schéma vaccinal le plus courant et le plus efficace est le suivant :

   1ère injection                    2ème injection                             3ème injection

 

--------|-------------------------------|----------------------------------|---------------->

       Mois 0                             1 mois après                                  5 à 12 mois
                                            la 1ère injection                      après la 2ème injection    



NB : il existe deux autres schémas vaccinaux. Ils offrent une protection plus rapide (utile notamment pour les personnes ayant besoin de se rendre rapidement dans un pays où l’hépatite B est fréquente) mais sont moins efficaces sur le long terme. 

 


Remboursement


Le vaccin contre l'hépatite B est remboursé à 65% par l'assurance maladie. Reste à charge environ 18€ par injection qui peuvent être pris en charge par une assurance maladie complémentaire.


Dans les centres de vaccination gratuits et dans les cas où le vaccin est obligatoire, la prise en charge est de 100%

 

Pour les personnes séropositives au VIH


Le vaccin contre le VHB est recommandé pour les personnes ayant plus de 200 T4/mm3. Chez les personnes ayant moins de 500 T4/mm3, l’immunité affaiblie peut conduire à effectuer plusieurs injections .
On vérifiera régulièrement le taux d’anticorps pour voir si la protection offerte par le vaccin est suffisante pour protéger contre le virus de l’hépatite B. Cependant, on ne fait généralement pas plus de 5 injections (si la protection n'est pas acquise à 5 injections, on estime qu'il est inutile de s'obstiner).

 

Rappel(s)


La durée moyenne de protection est de 10 ans.

Les recommandations françaises actuelles mentionnent que la pertinence d’un rappel 5 ans après la vaccination doit être discutée au cas par cas avec son médecin, si l’on est très exposé au virus de l’hépatite B et qu’on a été vacciné après l’âge de 25 ans (car la vaccination pourrait alors être moins efficace).

Pour les personnes séropositives au VIH déjà vaccinées contre l'hépatite B, il est recommandé de faire un rappel de vaccination si le taux d’anticorps protecteurs est insuffisant. L’immunité des personnes séropositives au VIH étant affaiblie et moins efficace dans ce cas.

 

Pour protéger l’enfant après la naissance

 

La transmission mère/enfant de l’hépatite B est possible et a lieu le plus souvent peu avant ou pendant l’accouchement (contact avec les sécrétions vaginales ou le sang de la mère).  Plus la charge virale est élevée, plus le risque de transmission mère/enfant est grand.

Le protocole le plus fréquent consiste à injecter de l'immoglobuline à l’enfant directement après la naissance et d’entamer un schéma vaccinal à partir de la 1ère semaine (injection 1 lors de la 1ère semaine, injection 2 lors du 1er mois et injection 3 lors du 3e mois).