Pour l’égalité des chances face à la prise en charge de la maladie !
Tant que l’objectif de l’accès universel aux soins ne sera pas atteint, la France a le devoir de mettre en œuvre une politique spécifique pour les personnes séropositives ne pouvant bénéficier d’une prise en charge dans leurs pays d’origine.
Aujourd’hui, dans l’ensemble des pays en développement, les soins et les traitements contre le VIH/sida ne sont pas accessibles. Pourtant, certaines mauvaises pratiques des préfectures aboutissent encore à des expulsions d’étrangers séropositifs vers ces pays, mettant ainsi leurs vies en danger. Quand ils parviennent à demeurer sur le territoire français, ils doivent, le plus souvent, faire face à un véritable parcours du combattant. Dans l’arbitraire le plus total, certaines préfectures délivrent abusivement des Autorisations provisoires de séjour (APS) en lieu et place de la carte de séjour. La plupart des APS, valables trois à six mois, ne sont pas assorties d’autorisation de travail. La nouvelle loi sur l’immigration et l’intégration, en durcissant les conditions générales de séjour, d’emploi et de regroupement familial, renforce le climat sécuritaire et répressif qui pèse sur les étrangers. L’accès à l’Aide Médicale de l’Etat (AME), destinée aux étrangers en situation irrégulière, exclus de la Couverture Maladie dite « Universelle » (CMU), a été considérablement restreint.
La précarisation du statut des étrangers a non seulement des conséquences individuelles, mais aussi un impact en terme de santé publique. Bien souvent, les conditions de vie des étrangers séropositifs sont incompatibles avec une prise en charge globale de qualité. Ceux qui n’ont pas de ressources suffisantes pour se loger et pour rassembler leurs familles sont également privés d’un soutien affectif très important dans la lutte contre la maladie et dans l’adhésion au traitement. Les plus précarisés, en particulier les étrangers en situation irrégulière, ne sont pas dépistés au VIH et ne bénéficient pas d’une prise en charge médicale et psycho-sociale précoce, pourtant essentielle dans le traitement de la maladie et dans les comportements de prévention.
Remplacer l’Aide Médicale de l’Etat par la Couverture Maladie Universelle (CMU) pour toute personne précarisée résidant en France, y compris aux étrangers en situation irrégulière.
Respecter le droit au séjour et au travail pour les personnes séropositives originaires de pays en développement.
Un engagement public à mettre un terme à l’arbitraire des préfectures en matière de procédures du droit au séjour.






