Pour une véritable égalité des droits !
L’épidémie de sida a démontré que les conditions de vie des personnes peuvent être un facteur aggravant de la vulnérabilité aux risques d’exposition au VIH/sida. La stigmatisation et les discriminations dont sont encore trop souvent victimes les personnes homosexuelles constituent des facteurs de vulnérabilité face au VIH/sida. L’autorisation, pour des personnes de même sexe, de se marier et d’adopter des enfants sont des étapes nécessaires pour briser les tabous persistants et faire reculer l’homophobie.
Alors que le mariage homosexuel est autorisé en Belgique, en Espagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, la France marque le pas. Si le PACS a permis aux couples de même sexe de sortir de la clandestinité juridique, ils ne disposent toujours pas des trois modes d’union prévus dans le code civil : concubinage, PACS et mariage.
Comme l’interdiction du mariage, le refus de l’adoption plénière par les couples de même sexe constitue une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et une négation du droit fondamental à une vie familiale. L’homoparentalité est pourtant une réalité sociale en France, puisque, de fait, plusieurs dizaines de milliers d’enfants vivent avec des couples de même sexe. Ces familles homoparentales déjà existantes ne disposent d'aucun moyen de reconnaissance de leur famille en tant que telle. A la différence d’autres pays européens, la France interdit également l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes célibataires ou en couple de même sexe. Ces femmes doivent se rendre à l’étranger ou procèdent à des inséminations de fortune, sans aucun encadrement médical. De nombreuses études montrent pourtant que l’éducation par un couple de même sexe ne génère pas de traumatismes spécifiques.
Quand la France reconnaîtra-t-elle enfin à tous ses citoyens une égalité intégrale des droits, indifférente aux modes de vie ou aux orientations sentimentales et sexuelles?
L’autorisation de l’adoption plénière par les couples de même sexe.






