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Samuel Hanryon / ©AIDES
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Samuel Hanryon / ©AIDES
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Non à EDVIGE



EDVIGE, quand trop, c’est trop !



Une mobilisation à la (dé)mesure du décret



Cet été, à la sauvette, le gouvernement a mis en place un nouveau fichier permettant à la police de renforcer sa capacité de fichage de la population [1]. Nous nous sommes tout de suite mobilisé contre, comme des centaines d’associations, syndicats, individus…
 
Lancé le 10 juillet comme une bouteille à la mer, l’Appel  "Pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE" a suscité, en plein été, une mobilisation exceptionnelle qui ne cesse depuis de prendre de l'ampleur :

- plus de 185 000 signatures individuelles sur le site du collectif Non à Edvige , lieu de convergence de l’information et de l’action;
 
- Une soixantaine de signatures d’élus nationaux et européens;

- plus de 800 signatures d’organisations associatives, syndicales, politiques;
 
- Des collectifs se sont construit dans quelques villes (Nancy, Tours, Lyon, Montpellier…). Quant au collectif national, il rassemble aujourd’hui plus de 800 organisations.

AIDES a pris toute sa place dans ce collectif national. Nous sommes pleinement engagé dans la mobilisation et sommes notamment partie prenante du recours en annulation déposé au conseil d’Etat [2].
 
 
 [1] Edvige recense toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Le fichier fait aussi état de notre état civil, notre état de santé, nos fréquentations, notre comportement, notre vie sexuelle, nos déplacements, notre appartenance ethnique, nos opinions politiques, philosophiques, religieuses, notre véhicule…

[2] C’est un recours contre le décret qui a donné naissance au fichier Edvige. Le conseil d’Etat doit rendre sa décision en décembre.
 
 
 Communiqué du Collectif « Non à EDVIGE »
le 10 septembre 2008

 

Une conférence de presse a réuni le 9 septembre les 12 organisations signataires d'un recours commun en annulation devant le Conseil d'Etat du décret créant le fichier EDVIGE, ainsi que bon nombre d'organisations et individus signataires de l'Appel « Pour obtenir l'abandon d'EDVIGE ».


La mobilisation contre la mise en place de ce fichier est immense et témoigne de l'inquiétude légitime de la population face aux attaques qu'il porte contre les droits fondamentaux et les libertés publiques et individuelles. Cette mobilisation a enfin été entendue et le Président de la République a souhaité que les libertés publiques soient préservées. La ministre de l'intérieur sur TF1 hier s'est déclarée prête à recevoir les organisations qui le lui demanderaient mais pour ensuite décider d'exclure a priori les représentants des 800 organisations et des 135000 signataires individuels du Collectif « Non à EDVIGE ».


Cette mise à l'écart va manifestement à l'encontre de la démarche d'apaisement et de dialogue mise en avant par le Président de la République pour garantir les libertés.


Elle apparaîtra incompréhensible aux yeux de l'opinion publique et de nature à jeter un total discrédit sur l'action de la Ministre de l'Intérieur, comme sur la parole du Président de la République.


Pour le Collectif, le retrait du décret est un préalable à l'ouverture d'un débat parlementaire sur le respect des libertés publiques, débat dont l'annonce nous réjouit : il est plus que temps que les citoyens, par l'intermédiaire de leurs représentants, reprennent leur place dans une discussion qui n'aurait jamais dû leur échapper.


Dès aujourd'hui, les organisations demandent donc à rencontrer les groupes parlementaires des deux assemblées pour remettre les citoyens au coeur du débat.


Elles réaffirment leur volonté de voir ce décret annulé.


Si le décret n'était pas retiré d'ici là, elles appelleront les citoyens à fêter la sainte EDVIGE le 16 octobre en se rassemblant à Paris et en région pour faciliter le travail de la police et déposer leur propre fiche individuelle de renseignement auprès des services concernés, afin de démontrer que l'absurdité sécuritaire aboutit, peu ou prou, à ficher toute la population.


Dans l'attente du retrait du décret 2008-32, le Collectif « Non à EDVIGE » appellent l'ensemble des défenseurs des libertés de ce pays à amplifier la mobilisation en signant et en faisant signer l'appel « Pour obtenir l'abandon d'EDVIGE » http://www.nonaedvige.ras.eu.org, pour qu'enfin le gouvernement se résolve définitivement à retirer ce décret liberticide.