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Couverture de la brochure "Gay dans tous ses états" ©AIDESCouverture de la brochure Mobilisation Gay  "Moi et les autres" : Est-ce que je le vaux bien ?
Couverture de la brochure Mobilisation Gay "Moi et les autres" : Est-ce que je le vaux bien ? ©AIDES
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Homosexualité masculine et VIH : mobiliser la communauté



L’histoire de l’épidémie aura été marquée par sa forte progression chez les homosexuels masculins, qui représentent plus de 30% des personnes accueillies à AIDES. C’est pourquoi l’un des grands combats de l’association est la mobilisation de cette communauté afin qu’elle soit informée et reste en alerte.



Les lieux de rencontres extérieurs, les saunas, les clubs privés, sont, pour beaucoup d’homosexuels, un moyen de vivre une sexualité encore trop souvent rejetée par la société. En refusant tout jugement, en maintenant une présence forte dans ces lieux de “rencontres” sexuelle, AIDES se bat pour que l’épidémie cesse d’y progresser.
L’association rencontre et informe les jeunes mais aussi les moins jeunes qui, parfois, lassés par tant d’années d’une sexualité protégée, se retrouvent fragilisés et peuvent être amenés à prendre davantage de risques.

La moitié des homosexuels découvrant leur séropositivité a été infectée dans les 6 mois précédant le diagnostic. Ils ont plus fréquemment recours au dépistage du VIH que les autres populations exposées.

Les enquêtes réalisées (presse gay, baromètre gay...) ont mis en évidence une augmentation des pratiques non protégées. 35% des répondants déclarent avoir eu au moins une pénétration non protégée au cours des 12 derniers mois avec des partenaires occasionnels.

Les volontaires de AIDES restent donc. Ils arpentent les plages homosexuelles, interviennent dans les lieux de rencontres extérieurs, dans les bars... pour prévenir sur les risques encourus, distribuer des préservatifs et de la documentation.

Dans le but de délivrer l’information la mieux adaptée à la personne rencontrée, d’éclairer ses choix, ils se sont employés à écouter, à comprendre, et à accompagner les stratégies développées pour se protéger ou pour limiter les risques de contamination. Des campagnes publicitaires, affiches, films insistant sur la nécessité de se protéger, ont été très largement diffusés.

Enfin, les programmes de soutien spécifiques auprès des homosexuels vivant avec le VIH ont été poursuivis. Les groupes de parole dans les délégations ont été particulièrement fréquentés. Des week-ends de “ressourcement” ont été proposés aux homosexuels afin qu’ils puissent retrouver “l’estime de soi” indispensable pour se battre contre le virus.