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Femmes : mobilisons-nous !
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Nous les femmes sommes toutes concernées par le sida

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Le combat des femmes



Nous continuons à consolider la prise en compte des besoins des femmes confrontées au VIH et au VHC dans le réseau AIDES.



Des actions spécifiques se multiplient, des projets novateurs dans le champ de la prévention et du soutien se développent. La facilitation de la prise de parole publique des femmes séropositives permet la mise en lumière du vécu de celles-ci. Ainsi émergent des témoignages porteurs de revendications collectives s’inscrivant dans un combat pour la transformation d’une réalité sociale que ne tient pas compte de leurs besoins particuliers en matière de prévention et de prise en charge médicale.

AIDES se mobilise avec les femmes pour organiser et animer des groupes de parole, des rencontres conviviales, des ateliers sur la prévention, les traitements, la nutrition, la sexualité et l’esthétique. Tous ces moments sont des espaces permettant de rompre l’isolement et d’échanger sur les répercussions physiques, morales, professionnelles et familiales provoquées par le VIH et le virus de l’hépatite C (VHC).

Des «week-ends ressourcement/santé» sont mis en place. Des femmes séropositives se mobilisent à chaque fois pour les organiser et y participer. Dans un cadre agréable et convivial, les femmes ont ainsi l’occasion d’acquérir des connaissances spécifiques (suivi gynécologique, grossesse, traitements), travailler sur l’estime de soi, échanger sur leurs expériences de vie et construire des réponses individuelles et collectives pour mieux être et mieux vivre avec le VIH.
 
 
Le plaidoyer auprès de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales B et C (ANRS), des experts (rapport Yeni) et du TRT-5 continue.

L’effort pour obtenir l’accès à un préservatif féminin à bas prix est maintenu, ainsi que la sensibilisation des chercheurs et des élus sur l’intérêt de soutenir et financer la recherche sur les microbicides.

 

Les femmes sont plus vulnérables au VIH/sida


Facteurs biologiques

- Lors d’un rapport sexuel sans préservatif, les femmes ont plus de risques d’être contaminées :le sperme contient plus de virus que les secrétions vaginales et peut rester plusieurs jours dans les organes génitaux ;
 
- Les microbes passent dans l’organisme par les muqueuses. Celles du sexe féminin ont une plus grande surface et sont fragilisées au moment des règles, après un accouchement, en la présence d’IST, chez les jeunes femmes et les femmes ménopausées, lors du premier rapport sexuel ou encore lors de rapports non désirés, forcés, violents.
 

Facteurs socio-économiques, culturels et juridiques
 
- La dépendance économique et la précarité peuvent mener des femmes à avoir des rapports sexuels en échange de nourriture, de logement, d’argent...
 
- Les violences physiques et morales, ou la peur d’en subir, les pressions religieuses, sociales... diminuent la capacité des femmes à négocier des rapports sexuels protégés et entravent leur accès aux soins.