AIDES partenaire des préservatifs à 20 centimes
Le 1er décembre 2006, AIDES la société Hachette Filipacchi Medias et le fabricant de préservatifs Antoine & Associés ont initié le retour du préservatif accessible à tous et à toutes, en vente pour 1€ les 5 soit 20 centimes l’unité sur l’ensemble du territoire français.
Si AIDES distribue annuellement 1 million de préservatifs masculins lors de ses actions de terrain, cet outil de prévention restait encore trop peu accessible en France au regard de la recrudescence des IST, dont le VIH/sida.
Vendus en moyenne 0,5 euros l’unité, ils n’étaient essentiellement distribués que dans des réseaux très exclusifs ce qui ne facilite pas l’acte d’achat.
Une opération initiée par AIDES depuis juin 2006
C’est dans ce contexte que la délégation de AIDES en Côte d’Or a expérimenté en juin 2006 la vente de préservatifs à 20 centimes auprès des buralistes du département.
En effet, certains buralistes de la Côte d’Or vendaient depuis quelques années des pin’s au profit de AIDES. Avec la volonté de développer encore plus la prévention dans leur réseau, un partenariat entre les buralistes de Côte d’Or et le fabricant Antoine & Associés s’est mis en place. Des préservatifs ont été proposés en exclusivité dans les bureaux de tabac de Côte d’Or pour 1 € la pochette de 5, soit 20 centimes l’unité.
L’expérience étant une réussite, il a été plus facile pour AIDES et ses partenaires d’étendre l’opération à la France entière en conservant l’objectif initial : rendre le préservatif plus accessible, c’est à dire moins cher et disponible dans des lieux de proximité partout en France.
AIDES au cœur du dispositif multi-partenaires
Le 1er décembre 2006, le préservatif "Make Love by Entrevue" voyait donc le jour grâce au soutien de nombreux partenaires (Hachette Filipacchi Medias, Antoine & Associés, la SPF (Société Pipière de France), Altadis Distribution, l’UNDP (Union Nationale des Diffuseurs de Presse), le SNDP (Syndicat National des Dépositaires de Presse), les NMPP (Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne), etc.
20.000 points de vente chez les buralistes et les diffuseurs de presse ont été ainsi alimentés en préservatifs vendus 1 euro les 5 soit 20 centimes l’unité. Plusieurs millions de préservatifs se sont vendus les premières semaines, prouvant que notre bataille pour une meilleure accessibilité était pertinente.
Soucieux devant une épidémie de VIH/sida qui ne recule pas en France, nous avons également développé cette opération avec le fabricant Antoine & Associés pour que des préservatifs à 20 centimes soient aussi vendus à travers les réseaux de distribution traditionnels et de proximité comme les pharmacies ou les établissements scolaires sous la marque « Be Love » .
Le préservatif accessible à tous est un projet qui s’inscrit dans la durée et devrait contribuer à terme au fort développement de la consommation du préservatif en France, véritable enjeu national de santé publique.
Et le préservatif féminin ?
Le préservatif féminin étant encore plus difficile à se procurer que le préservatif masculin et excessivement cher (prix moyen à l’unité de 2 euros), AIDES a pour objectif de développer cet outil de protection destiné aux femmes. But : le rendre plus accessible, en baissant son prix et en multipliant les points de vente.
Le marché du préservatif en France
Les chiffres suivants représentent l’ensemble des ventes de tous les réseaux de distribution confondus (GMS, pharmacie, para-pharmacie) entre 2003 et 2005. (Source INPES)
2003 : 84,37 millions d’unités vendues en France
2004 : 90,44 millions d’unités vendues en France
2005 : 93,89 millions d’unités vendues en France
⇒ soit + 14,7% entre 2003 et 2005
En comparaison, 180 millions d’unités ont été vendues en Angleterre en 2005 soit deux fois plus qu’en France.
- Le préservatif est un bien de consommation présent essentiellement dans la grande distribution et en pharmacie : 60 % des préservatifs sont vendus en grande surface ⇒ réseaux de distribution trop exclusifs
- Le coût moyen d’un préservatif est de 0,40 € ⇒ trop cher ⇒ seulement 36% des 15-50 ans achètent des préservatifs










