Le virus de l'hépatite B est responsable d'une maladie chronique fréquente qui peut évoluer vers une cirrhose, un cancer du foie et devenir très grave.
L'hépatite B est considérée comme une maladie extrêmement contagieuse : le virus qui en est responsable est 50 à 100 fois plus infectieux que le VIH. Il est présent dans le sperme, les sécrétions vaginales et le sang.
L'hépatite B devient une maladie chronique dans 2 à 10% des cas. Une séropositivité au VIH ou une consommation d'alcool excessive augmentent ce risque de chronicité. L'hépatite B chronique peut être traitée par de l’Interféron-alpha et des médicaments antiviraux spécifiques (Lamivudine, Adefovir, Entecavir). Il est impossible d'en guérir mais il existe de rares cas de rémission, c'est-à-dire que le virus s'est "endormi."
J'AI PRIS UN RISQUE SI...
- j'ai eu des relations sexuelles sans préservatif : anales, vaginales ou orales.
- j'ai utilisé du matériel de consommation de drogues qui avait déjà servi et qui n'avait pas été stérilisé correctement : seringue, aiguille, coton, cuillère, filtre, eau, tampon d’alcool, paille de sniff...
- j'ai subi un tatouage, piercing ou une technique d'acupuncture, le matériel utilisé avait déjà servi et il n'avait pas été stérilisé correctement...
- j'ai utilisé un objet qui a peut-être été en contact avec du sang et qui n'a pas été stérilisé correctement : rasoir, brosse à dents, ciseaux, coupes ongles…
IL EXISTE UN VACCIN EFFICACE CONTRE L'HÉPATITE B
Les vaccins contre les hépatites sont généralement très bien tolérés. Celui qui prévient l'hépatite B est préconisé par l'organisation mondiale de la santé depuis 1992. Il protège, selon les chercheurs et selon les personnes, de 10 ans à toute une vie.
Le vaccin anti-hépatite B est particulièrement reccommandé aux personnes séropositives au VIH et/ou à l'hépatite C, aux personnes ayant des relations sexuelles non protégées multiples et fréquentes, celles ayant l'habitude voyager en Afrique et en Asie, et celles atteintes d’une maladie du foie. Toutes les études menées jusqu'ici démontrent qu'il présente plus de bénéfices que de risques.
Trois injections sont généralement nécessaires :
1e injection 2e injection 3e injection
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Mois 0 1 mois après 5 à 12 mois après
Il existe deux autres schémas vaccinaux. Ils offrent une protection plus rapide, ils sont particulièrement utiles aux personnes qui ont besoin de se rendre rapidement dans un pays ou le taux d'hépatite B est élevé mais sont moins efficaces sur le long terme.
Le vaccin contre l'hépatite B est remboursé à 65% par l'assurance maladie. Restent à charge 18 € par injection, somme qui peut être prise en charge par une assurance maladie complémentaire. Dans les centres de vaccination gratuits et dans les cas ou le vaccin est obligatoire, la prise en charge est de 100% !
Recommandations spécifiques aux personnes porteuses du VIH
Le vaccin anti-hépatite B est recommandé aux personnes ayant plus de 200 T4/mm3. En cas d'immunité affaiblie, c'est-à-dire moins de 500 T4/mm3, il est possible de faire plus de trois injections. Par la suite, des prises de sang permettront de surveiller la réaction des anticorps et de vérifier que la protection est suffisante. Si cette protection n'est toujours pas acquise après cinq injections, on estime qu'il est inutile d'insister.
Les recommandations françaises actuelles mentionnent que la pertinence d’un rappel 5 ans après la vaccination doit être discutée au cas par cas avec son médecin. Ce rappel serait particulièrement utile aux personnes très exposées au virus et à celles qui ont effectué leur première vaccination après l'âge de 25 ans. Pour les personnes séropositives au VIH et vaccinées contre l'hépatite B, il est recommandé de faire un rappel de vaccination dès que le taux d’anticorps protecteurs est insuffisant. Ce taux peut être contrôlé lors des prises de sang
HÉPATITE B ET DÉSIR D'ENFANT
Comme le VIH et l'hépatite C, l'hépatite B se transmet de la mère à l'enfant (transmission dite "verticale"). Un suivi médical adapté est indispensable avant, pendant et après la grossesse.
La transmission verticale a lieu, le plus souvent, peu avant ou pendant l’accouchement, lorsque le bébé est en contact avec les sécrétions vaginales ou le sang de la mère. Plus la charge virale (taux de virus présent dans le sang) de la mère est élevée, plus le risque de transmission mère/enfant est important.
Pour réduire les risques de transmission au bébé, l'équipe médical lui injecte de l'immunoglobuline directement après la naissance et entame un schéma vaccinal dès sa première semaine (injection 1 lors de la premiére semaine, injection 2 lors du premier mois et injection 3 lors du troisième mois).
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