Les hépatites en chiffres

 

Il existe 6 virus de l’hépatite : l’hépatite A, B, C, D, E et G.

Les hépatites virales B et C sont les plus répandues en phase chronique en France. Lorsqu’on parle d'hépatites virales, on distingue deux phases : la phase aigüe et la phase chronique.
 
L’hépatite aigüe, ce sont les six mois qui suivent la contamination par un virus de l'hépatite. Si le corps n'a pas réussi à éliminer cette hépatite et qu'elle est toujours présente dans le sang au bout de six mois, on dit qu'il sagit d'une hépatite chronique. L'hépatite chronique peut endommager le foie et évoluer vers une cirrhose et un cancer du foie dans les cas les plus sévères. Cette évolution est souvent plus rapide chez les personnes qui vivent avec le VIH et celles qui ont une consommation excessive d'alcool. Un suivi médical adapté est indispensable.
  

Surveillance épidémiologique en France : les données datent de 2004 !*

Les moyens alloués à la surveillance épidémiologiques des hépatites sont maigres et les dernières estimations qui ont été faites pour tenter de recenser le nombre de personnes vivant avec ces virus, en France, datent de 2004 :

- Personnes présentant une hépatite B chronique : 280 821 personnes
- Personnes présentant une hépatite C chronique : 221 386 personnes

8% des personnes porteuses du VIH sont également porteuses d'une hépatite B et un tiers d'entre elles sont porteuses d'une hépatite C.

 

*Enquête "Prévalence des hépatites B et C en France en 2004" menée par l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) en France métropolitaine chez 14 461 sujets âgés de 18 à 80 ans.
  
 
 Usagers de drogues, personnes détenues, recherche : nos revendications !
  
- Le nombre de personnes atteintes par une hépatite, hépatite C en particulier, est très élevé chez les usagers de drogues. Souvent précaires, sans revenus, sans adresse postale, et stigmatisés, ces personnes sont tenues éloignées de l'accès à la prévention et du système de soins. AIDES demande l'accès à du matériel d'injection stérile pour tous, partout, y compris en milieu carcéral.
  
- Le nombre de personnes atteintes d'une hépatite dans les prisons est en effet très élevé. Selon l’enquête InVS 2003-2004, les personnes ayant été en prison ont dix fois plus de risques d’avoir une hépatite C que le reste de la population. Derrière les barreaux, sans seringues stériles, les détenus sont forcés de partager un matériel d'injection précaire, dangereux, et les contaminations ne cessent de croître. AIDES plaide pour l’accès au dépistage, à la prévention, aux soins, et pour la mise en place de programmes d'échange de seringues stériles dans les prisons.
 
- Une personne séropositive au VIH sur trois est aussi porteuse d'une hépatite ! Or, la recherche s'intéresse peu aux spécificités de la co-infection. AIDES plaide pour que des traitements adaptés soient mis au point et pour que les services de prise en charge du VIH et des hépatites travaillent dans la plus proche collaboration possible.
 
Chaque année, en France, entre 4 000 et 5 000 personnes sont contaminées par une hépatite, et entre 5 000 et 6 000 décès sont attribuables aux hépatites. La moitié des personnes porteuses de ce type de virus l'ignore encore ! Pensez à vous faire dépister régulièrement !

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