Ils participent à l'essai ANRS-Ipergay

Nouveaux outils de prévention

07 Août 2012

Gilles, Gordon, Frédéric, David et plusieurs dizaines d'autres hommes gays ou bisexuels ont choisi de participer à Ipergay, cet essai de prévention dite "prophylaxie pré-exposition" (ou PrEP) parce qu'il répondait à leurs attentes.

Certains prennent un comprimé de Truvada, d'autres un comprimé placebo, tous bénéficient d'un accompagnement individuel, d'un suivi médical adapté et continuent d'avoir accès à la palette de prévention actuelle (vaccins anti-hépatites A et B, dépistages réguliers, préservatifs, gels, etc). Deux d'entre eux ont accepté de témoigner pour AIDES. Motivations, inquiétudes, réactions des proches, heures de prise... Ils racontent en vidéo.

 
 

Essai ANRS-Ipergay : portrait de Gilles par AIDES-association

      


Essai ANRS-Ipergay : portrait de Gordon par AIDES-association

     

        
La PrEP en quelques mots. Dans la santé sexuelle, la prévention évolue vite. Plusieurs études scientifiques ont démontré que la prise quotidienne  de Truvada - une combinaison de médicaments anti-VIH - diminuait le risque d'être infecté par le virus du sida. Ce sont des essais dits de prophylaxie pré-exposition ou PrEP. Récemment, l'agence du médicament américaine, la Food and Drug Administration, a approuvé l'utilisation préventive du Truvada. Quelques jours avant le lancement de la 19e conférence internationale sur le VIH/sida, à Washington où il a été beaucoup discuté du sujet. "C'est une étape importante," comme le souligne Jean-Marie Legall, responsable du secteur recherche à AIDES. "Nous avions des données scientifiques et, maintenant, une autorité de santé publique décide qu'il y a un bénéfice à mettre des antirétroviraux à la disposition des séronégatifs fortement exposés au VIH."

Ipergay, vous connaissez ?
Depuis quelques mois, l'Agence nationale de recherche contre le sida et les hépatites virales a lancé en France une recherche originale : elle cherche à savoir si une prise intermittente de ces mêmes médicaments par des gays ou bisexuels séronégatifs permet d'obtenir une efficacité supérieure. Le problème est simple. Prendre un comprimé tous les jours n'est pas aisé. Moins on est observant, plus l'efficacité baisse. Alors que se passe-t-il si on concentre les prises non pas tous les jours, mais juste avant, pendant et après les rapports sexuels ?

"A ce jour, ajoute Jean-Marie Le Gall, l'efficacité de la PrEP a été prouvée dans un modèle de PrEP continue [ndlr : un ou plusieurs comprimés tous les jours, pendant plusieurs semaines, mois ou années], pas dans un modèle de PrEP intermittente où il faut anticiper, savoir que l'on va avoir un rapport sexuel à risque le soir ou le jour suivant... Ipergay étudie un schéma de prise plus adapté à la vraie vie. Il permet aussi d'obtenir plus de données sur les hommes qui ont besoin de ce type de prévention. La PrEP ne sera efficace que si elle répond aux conditions de la vraie vie."

            

Des vidéos de participants sont aussi sur Yagg et www.ipergay.fr
PHOTO : EPA

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