08 March 2010
En écho au slogan féministe des années 70 « Ne me libère pas, je m’en charge ! », les militantes de AIDES dénoncent l’accès trop limité au préservatif féminin.
Ce moyen de prévention efficace mais inexploité depuis plus de 10 ans aurait dû permettre à de nombreuses femmes d’éviter d’être touchées par une Infection sexuellement transmissible (IST) dont le VIH !
Néanmoins, les efforts accomplis pour démocratiser et universaliser l’accès à cet outil de prévention restent très insuffisants.
Doit-on laisser se poursuivre des contaminations qui pourraient être évitées ?
Ne rien faire pour élargir l’accès au préservatif féminin est une violation du droit à la santé des femmes.
=>Trop méconnu, il est absent des messages de prévention diffusés par l’Etat.
=>Trop peu répandu dans le circuit commercial, il est quasi introuvable en pharmacie et absent des grandes surfaces.
=>Trop cher, de 2 à 3 euros l’unité, quelle femme peut aujourd’hui à ce prix être libre de se protéger comme elle le souhaite ? L’accès à la prévention ne doit être conditionné à aucune contrainte économique !
=> Pas d’innovation ni de diversité : comme le préservatif masculin, il faut inventer de nouveaux modèles et proposer plus de choix !
A l’occasion du 8 mars, journée des femmes, nous demandons au Ministère de la Santé de prendre ses responsabilités et de mettre en place une vraie politique visant à rendre plus accessible, moins cher et plus attractif le préservatif féminin : communiquer, casser le monopole industriel (une seule firme au monde commercialise à ce jour le préservatif féminin), contribuer au développement de nouveaux modèles.
Libérons le choix !
Pour que les femmes puissent maîtriser leur prévention qui repose encore trop souvent sur le bon vouloir de leurs partenaires masculins.
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