CAPRISA : c’est pas fini !
Avant même le début de la conférence, tout le monde ne parlait que de ça. Il est vrai que le buzz avait savamment été entretenu par les promoteurs de l’essai qui distillaient des informations au compte goutte. A Vienne allaient donc être rendus publics les résultats de l’essai CAPRISA 004, réalisé en Afrique du Sud, sur le premier gel microbicide à assurer une protection conséquente contre le VIH. Précision utile, le gel microbicide est une « protection chimique » contre le VIH : un gel que l’on applique sur les muqueuses / parties génitales et qui empêche la contamination.
Chacun y allait donc de son pronostic : 50% de protection ? Plus ? Moins ? Car il faut bien rappeler que les annonces autour des microbicides ont souvent fait flop. Pour mémoire, à Barcelone en 2002, en plénière de clôture : « Nous aurons des microbicides efficaces dans 2 ans ! » et finalement pas. Plus qu’une mauvaise nouvelle, les premiers produits testés se sont même avérés être nocifs puisqu’ils fragilisaient les muqueuses et favorisaient donc la pénétration du virus dans l’organisme. 10 ans après la conférence de Barcelone, ici à Vienne nous avons donc un produit qui réduit de 39% la contamination par le VIH.
Et nous sommes un peu déçus… (lire la suite dans le communiqué en PJ)