Enquête Flash PrEP : Premiers résultats

Enquête

28 Novembre 2014

En France, et contrairement aux Etats-Unis depuis juillet 2012, l’utilisation d’un traitement anti-VIH par des personnes séronégatives de manière préventive n’est pas autorisée. Cette nouvelle stratégie de prévention s’appelle la prophylaxie pré-exposition, autrement dit la PrEP.

Jusqu’à présent, il n’existait pas de données en France sur les caractéristiques (genre, âge, pratiques, etc.) des personnes qui seraient potentiellement intéressées par cette outil et qui, si cela était disponible, auraient l’intention d’en bénéficier dans le cadre d’une offre globale de prévention (accompagnement, dépistages réguliers, counselling).

Pour recueillir des données à ce sujet, AIDES a lancé une enquête en avril 2014 auprès des personnes venant se faire dépister à l’association. Le questionnaire était également disponible sur plusieurs sites Internet (en majorité des sites LGBT) pendant un mois. Nous remercions les 3024 personnes qui ont répondu à l‘enquête et les partenaires qui ont bien voulu la diffuser !

Les premiers résultats montrent que peu de personnes connaissaient l’outil avant de lire le questionnaire où il était présenté : 17,8 % des femmes, 32,50 % des hommes hétérosexuels et 46 % des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) en avaient déjà entendu parler avant de remplir le questionnaire.

 

En revanche, une forte proportion de personnes sont intéressées par la PrEP : 36,4 % des femmes, 45,8 % des hommes hétéro et 62,1 % des HSH ayant répondu à l’enquête. Quand on demande aux personnes intéressées par l’outil dans le cadre d’une offre de prévention plus large, on constate que plus de 80 % d’entre-elles, quelle que soit la population, auraient l’intention d’entrer dans ce type de dispositif (même si une partie souhaiterait avoir des informations plus détaillées).

Ces premières analyses indiquent donc que la PrEP intéresse  des publiques très divers : femmes et hommes hétéros, HSH, travailleurs/euses du sexe… La prophylaxie pré-exposition s’avère un outil prometteur pour des populations exposées/à risque pour le VIH !

Plus de résultats dans le dossier de presse ici