Disance : encore bravo et merci à tous !

Vos contributions

06 Octobre 2012

Une vingtaine de témoignages écrits, une quinzaine de photos, deux vidéos très militantes et de nombreux débats sur nos espaces web...

 

Séropositifs au VIH et/ou à une hépatite virale, vous avez fait preuve d'imagination et de talent en cette première Journée de la Disance ! Les retombées dans la presse écrite et les quelques minutes que nous ont accordé deux journaux télévisés prouvent que nous avons été entendus et c'est aussi grâce à vous. Petit résumé de ce que vous nous avez envoyé !

 


Disance : Montrons la face ! par AIDES-association

 

Frédéric : "Je suis là pour le dire ! Le sida n’a pas que du mauvais, il a pour moi un aspect très positif puisqu’il m’a permis de rencontrer ma chérie sur seronet.info. J’insiste sur ce point. Je suis donc heureux grâce au sida. Non? Si !"

La disance,
N'est pas une é-vi-dence !
C'est un cri du sang
Les secrets sont sources d'ignorance.
Et, de médisance.

Pour la prévention et aider la science,
Ça commence par la disance.
Créons la mouvance !

Régine

 

UN BEAU DÉFI...

"Je n’ai jamais vécu cela comme un problème, sinon comme un défi - un beau défi.

Un défi pour montrer aux gens qu’en étant séropo on peut vivre une vie pleine, heureuse et épanouie.

Imaginons nous réveiller demain et ne plus avoir peur de ce que nous sommes !"

Stefan, 40 ans, "VIH+" depuis 2010

 

« Dans ma séropositivité, j’ai connu des hauts, des bas, et petit à petit, j’ai pu me reconstruire. Avant, je ne pouvais pas mettre des mots, je ne pouvais pas en parler. J’ai vécu des épreuves très difficiles. Puis j’ai pu mettre des mots sur ce que j’ai vécu pour me reconstruire. Aujourd’hui j’ai un compagnon, un enfant. Il est important d’avancer et de positiver. » MC.

  

"Y a des retraités heureux

et en VIH " Madie

 

« Je suis séropositif depuis plus de trois ans, mais grâce au traitement et au soutien des associations comme Aides, je me sens bien. Avec les ateliers collectifs, j’ai appris plein de chose sur la maladie. Ça m’aide à avancer. » K.

 

« Ce soir je vais faire ma piqûre. J’ai un traitement contre l’hépatite C. Je suis très fatiguée, épuisée. Je ne peux plus travailler. Je fais tout pour guérir pour retrouver mes forces, ma santé. Je sais qu’un jour je pourrai retrouver ma place dans la société. Il faut se battre et je me bats. Chacun peux un jour avoir un problème de santé. Ce qui compte c’est que chacun puisse recevoir quand il en a besoin afin de redonner à son tour. » T.

 

ON PEUT VIVRE UNE VIE TOUT À FAIT NORMALE !

"Etre VIH+ aujourd’hui est pour moi au fond comme être diabétique.

On peut vivre une vie tout à fait normale. Les images des années 80 ne correspondent plus, nullement, à la réalité.

Un séropositif sous traitement efficace ne transmet plus le virus et a une espérance de vie égale à celle de tout le monde."

Winer, 29 ans, "VIH+" depuis 2006

 

« Pour moi, ma maladie à réveillé ma conscience. Elle m’a permis de sauver ma vie contre l’alcool, de me sauver de la rue, de refaire ma vie, et de me réinsérer petit à petit dans la société. Elle m’a permis de devenir plus tolérant envers d’autres malades et envers la société toute entière. » Z.

 


Disance - Winer Ramírez par AIDES-association

 

« Avec le  VIH et  le VHC, j’ai pris conscience de la non immortalité de chaque être, de chaque chose. Il a fallu surpasser le traumatisme de la présence du virus dans mon corps pour relativiser d’autres situations dans mon environnement. Je contribue malgré moi à faire évoluer la recherche y compris pour d’autres malades ! » G.

 

 
Je suis séropositive au VIH. Dans mon sang court l'un des virus les plus redoutés de la planète. Parfois, j'ai l'impression d'être dans "Alien", qu'une entité étrangère a établi résidence dans mon corps. Je me suis sentie impuissante, au tout début, juste un moment. J'ai eu peur, je me suis dit que ma vie n'allait jamais être la même.

J'avais tort. Très vite j'ai tout su sur le virus, ses effets, et comment le dompter, l'adopter, l'intégrer. Ça ne fait que trois mois qu'il a emménagé, je le connais à peine, mais on cohabite parfaitement. Tous les jours à la même heure je prends trois comprimés qui vont permettre de réduire son espace vital, ma trithérapie, mon traitement. Ma charge virale diminue. Mes globules blancs remontent. Je suis en parfaite santé. Et je n'aurai jamais le SIDA. Les amis auxquels j'ai annoncé la nouvelle, a priori mauvaise, ont réagi de manière parfaitement rationnelle, raisonnée, intelligente. J'ai 20 ans, je suis de la génération qui a été informée, éduquée sur cette épidémie. Ils savaient que ce n'était pas une tragédie, que j'aurai accès à des traitements, que la médecine a fait des progrès considérables.

Cela m'a montré deux choses. La première, que les campagnes des ministères et des associations, AIDES en tête, ont été efficaces, on ne perçoit plus le VIH comme la lame d'une guillotine prête à s'abattre sur le cou du contaminé à n'importe quel moment. (En tout cas, en France ! Ce n'est malheureusement pas encore le cas dans le monde entier même si le changement est en marche.) La deuxième chose que cela m'a prouvé, c'est que j'ai des amis formidables. Peut-être que s'ils avaient dit ou fait autre chose, je ne serais pas aussi confortablement installée dans ma "condition", dans mon nouveau trait de personnalité. Je leur suis reconnaissante.

Aujourd'hui, trois mois après l'annonce de ma séropositivité, un mois et demi après le début de mon traitement, je me sens bien. Ma dernière prise de sang n'a apporté que des résultats positifs et encourageants. Je devrais être indétectable dans six mois. Personne ne peut le deviner. Personne n'a besoin de le savoir. Mais j'ai envie de le dire. Pas pour qu'on me plaigne, ni pour attirer l'attention. Parce qu'en le disant, je montre aux autres ce que je ne voulais pas voir avant: ça arrive à n'importe qui, n'importe quand, à un ancien camarade de classe, à un ami rencontré dans une soirée, à quelqu'un qu'on peut croiser dans la rue, à une soeur, un frère, à un ex... C'est ma pierre à l'édifice de la prévention. C'est plus dire "ça pourrait t'arriver" que "ça m'est arrivé". Lucie.

 

      

"Je vis avec le vih, et alors ? Cela ne m’empêche pas de vivre. Je mène mon combat. J’ai envie de vivre comme les autres. Je n’ai pas peur du regard des autres et je connais mes droits." A.

     
       
"Mes difficultés et les épreuves de la vie m’ont fait grandir.

Nos échanges avec les pairs sur le vécu avec le vih, nos différences, nos fragilités : j’en ressors plus fort.

Je deviens plus tolérant, plus indulgent, plus humain.

L’humanité, l’empathie reprennent tout leur sens."

Pascal.
      

"Pratiquante de la Disance depuis 25 ans, sans le savoir..." Maya

 

« Ce que je vois de positif  dans le fait de pouvoir parler librement ? C’est communiquer, apprendre sur les  différences, c’est prendre sur soi, exister, ne pas se sentir inutile. C’est trouver une place dans la société,  ne pas être un handicap pour soi et pour les autres. Il est essentiel de s’épanouir, d’ avancer vers les autres, de continuer le combat. » Patrick.

 

 

 

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VOS CONTRIBUTIONS

Encore bravo et merci à tous !

 

Un grand bravo à toutes les personnes qui ont participé à cette première Journée de la Disance sur facebook.com/AIDES, twitter.com/assoAIDES et à partir du mail disance@aides.org ! Merci à tous !
RÉDACTION : MYRIAM / ILLUSTRATIONS : OLIVIER JABLONSKI, CLÉMENTINE PETIT & AUTRES / RÉSEAUX SOCIAUX : FABIEN BARTHAS / AVEC LA PARTICIPATION DE NOMBREUSES PERSONNES SÉROPOSITIVES / AIDES - SEPTEMBRE 2012

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